28 février 2013 / 07:30 / dans 5 ans

LEAD 3-GDF Suez contraint de déprécier E2 mds d'actifs en Europe

* Bénéfice net récurrent pdg de E3,8 mds en 2012

* Résultat net pdg de E1,6 md, impacté par les dépréciations

* 90% des nouvelles capacités électriques dans les pays émergents

* Objectifs 2013 et 2014 confirmés, rebond attendu en 2015 (Actualisé avec conférence de presse)

par Gilles Guillaume

PARIS, 28 février (Reuters) - GDF Suez a été contraint de déprécier deux milliards d‘euros d‘actifs l‘an dernier, surtout en Europe, et s‘attend toujours à deux années encore délicates en raison de la crise avant un rebond de ses profits en 2015.

Le fournisseur français d‘énergie a confirmé jeudi qu‘il anticipait un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,1 et 3,5 milliards d‘euros en 2013 comme en 2014, après 3,8 milliards réalisés en 2012 (+11%).

Le bénéfice net part du groupe a chuté de 61% en 2012, à 1,55 milliard d‘euros, sous l‘effet des dépréciations comptables liées au ralentissement du marché européen de l‘énergie et à la faiblesse des taux d‘utilisation des centrales à gaz.

“Le marché européen est en transformation profonde et nous souhaitons effectivement être très mobiles (...) les deux milliards d‘ajustement de valeur vont nous y aider”, a déclaré le PDG du groupe Gérard Mestrallet, au cours d‘une conférence avec les analystes.

Interrogé sur l‘ampleur du rebond attendu en 2015, il a simplement répondu qu‘il dépendrait des prix de l‘énergie en Europe.

“Globalement, notre stratégie est de nous développer en Europe dans les énergies renouvelables et l‘efficacité énergétique, et pas d‘accroître notre flotte thermique en Europe, au contraire on souhaite la réduire”, a-t-il indiqué, confirmant des orientations annoncées en décembre.

“Le rebond en 2015 vient du développement de nos activités autres qu‘en Europe et de notre capacité de réaction en Europe”, a-t-il fait valoir.

Sur les 6,2 gigawatts de capacités de production d‘électricité mises en service l‘an dernier, 90% l‘ont été dans les pays à forte croissance, tandis qu‘en Europe, GDF Suez a recours à des fermetures, des “mises sous cocon” réversibles ou à des cessions.

Au total, GDF Suez a procédé à 5,4 milliards d‘euros de cessions en 2012, pour l‘essentiel sur ses marchés matures, Europe en tête. Le groupe a confirmé son objectif de 11 milliards d‘euros de nouveaux désinvestissements en 2013 et 2014.

DIVIDENDE STABLE

En 2012, le chiffre d‘affaires de GDF Suez a progressé de 7%, au niveau historique de 97 milliards d‘euros à la faveur notamment du développement en Amérique latine et en Asie mais aussi du retour d‘un froid de saison cet hiver en France, ce qui ne fut pas le cas de la fin 2011.

L‘Ebitda a atteint 17,03 milliards (+3,0% en données publiées et +3,6% en données organiques), sa croissance s‘expliquant notamment par le rattrapage tarifaire engagé en France, et par les premiers effets du plan “Perform 2015”.

Celui-ci devrait représenter une contribution brute au compte de résultat de 3,5 milliards d‘euros à partir de 2015 et d‘un milliard d‘euros supplémentaire grâce à l‘optimisation des dépenses d‘investissements et du besoin en fonds de roulement.

GDF Suez table sur un Ebitda de 13 à 14 milliards d‘euros en 2013, sous l‘effet notamment de la mise en équivalence de Suez Environnement l‘été prochain.

Le groupe a précisé que l‘arrêt de deux réacteurs en Belgique à la demande du régulateur après la découverte d‘indications de fissures dans les cuves principales ne modifiait pas ces prévisions. Il espère un redémarrage au deuxième trimestre.

GDF Suez a indiqué qu‘il proposerait un dividende stable de 1,50 euro par action au titre de 2012, tout en réaffirmant son attachement à une politique de dividende attractive.

“Le management a confirmé sa politique de dividende (...) Toutefois, même si GDF Suez offre un rendement brut du dividende d‘environ 10%, la dynamique va rester compliquée pour le groupe et je ne vois pas vraiment d‘éléments de soutien dans un avenir proche”, a commenté un analyste à Paris.

En Bourse, après avoir ouvert en hausse de 2%, l‘action GDF Suez gagnait 0,4% à 14,47 euros à 14h35, en phase avec l‘indice sectoriel européen des “utilities”.

L‘endettement net du groupe a baissé de deux milliards d‘euros entre septembre et décembre, pour revenir à 43,9 milliards d‘euros, rachat des minoritaires de la filiale britannique International Power inclus.

Après impact de la cession du slovaque SPP, finalisée le 23 janvier, la dette ressort désormais à 42,8 milliards.

“En prenant en compte le changement de consolidation de Suez Environnement, notre dette nette proforma s‘établit à 35,5 milliards d‘euros, nous rapprochant ainsi beaucoup de notre objectif d‘une dette nette de 30 milliards à la fin de l‘année prochaine”, a précisé Gérard Mestrallet au cours d‘une conférence de presse.

* Le communiqué de la société :

link.reuters.com/tyv36t (Avec Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)

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