July 27, 2020 / 9:36 AM / 17 days ago

Steinhoff offre un milliard de dollars pour clore toutes les poursuites

PARIS, 27 juillet (Reuters) - Le groupe sud-africain Steinhoff International , en passe de céder ses parts dans l’enseigne française de mobilier Conforama, a proposé lundi de payer environ un milliard de dollars (840 millions d’euros) pour clore les litiges liés à un vaste scandale de fraude fiscale.

Le conglomérat, qui détient au total une quarantaine de marques, prévoyait selon son rapport annuel publié début juillet de devoir débourser plus de 9 milliards d’euros devant les tribunaux en raison de ce scandale.

L’annonce dope le titre Steinhoff coté à Francfort qui prend en fin de matinée 6,3% après avoir bondi jusqu’à 11% plus tôt en séance.

Les déboires judiciaires de Steinhoff, créé il y a plus de 50 ans, ont débuté en décembre 2017 après la révélation d’une fraude comptable estimée depuis à près de 6,5 milliards d’euros sur plusieurs années.

Après une restructuration de sa dette l’année dernière, qui s’élevait alors à 9,6 milliards d’euros, Steinhoff a annoncé que la deuxième phase de son plan de retour à la normale, soit le traitement des plaintes en justice, était désormais son objectif principal.

Le directeur général Louis du Preez a expliqué que le groupe travaillait depuis 12 mois sur cet accord qui permettrait de clôture les litiges des Pays-Bas jusqu’en Afrique du Sud, et a exhorté les plaignants à l’accepter.

“Même s’il n’y a pas encore de certitude que nous serons en mesure de conclure cet accord, à notre avis, ces conditions sont fermement dans l’intérêt de toutes les parties prenantes”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Si cet accord devait être accepté par les créanciers, les régulateurs et les plaignants, cela lèverait une incertitude énorme sur la survie de Steinhoff.

Parmi les parties concernées, le groupe néerlandais d’actionnaires VEB a déclaré qu’il publierait sa réponse à la proposition de Steinhoff après la fermeture des marchés aux Pays-Bas.

D’autres plaignants, dont l’homme d’affaires sud-africain Christo Wiese, n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires, tandis que certains n’ont pas pu être joints. (Emma Rumney, version française Blandine Henault, édité par)

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