April 27, 2020 / 11:27 AM / a month ago

GESTION-Le marché du "high yield" peut offrir un point d'entrée-Aviva Investors

PARIS, 27 avril (Reuters) - Durement frappée lors de la dislocation des marchés en mars, la dette à haut rendement peut offrir un point d’entrée aux investisseurs grâce notamment au soutien des banques centrales et malgré des risques bien présents, dit-on chez Aviva Investors.

La dette d’entreprise classée en catégorie spéculative par les agences de notation (“high yield”) a souffert de mouvements de ventes massifs le mois dernier, les investisseurs se détournant de cette classe d’actifs, la plus risquée de l’univers obligataire.

Les “spreads” de crédit, qui mesurent la prime de risque par l’écart de rendement avec les emprunts d’Etat, se sont fortement élargis et les agences de notation ont abaissé la note de nombreuses entreprises menacées par les mesures de confinement mises en oeuvre pour enrayer la pandémie de coronavirus, rappelle Sunita Katra, gérante senior, “global high yield” chez Aviva Investors.

“Ceci a porté préjudice à tous les emprunteurs, et en particulier aux plus fragiles d’entre eux”, écrit-elle dans une note publiée lundi.

La situation a cependant évolué grâce aux réponses apportées simultanément par les gouvernements et les banques centrales, ces dernières ayant contribué à ramener de la liquidité sur les marchés de crédit, ajoute-t-elle.

“Bien que rien ne soit garanti, notamment en raison de l’incertitude quant à la durée de cette crise sanitaire et du choc économique qu’elle a déclenché, les investisseurs pourraient considérer cette période comme un point d’entrée intéressant sur le marché du haut rendement”, écrit-elle.

LE RISQUE DE DÉFAUT BIEN RÉCOMPENSÉ

Les risques de baisse restent cependant présents avec une récession à court terme qui se profile et des niveaux d’endettement certes inférieurs à ceux observés avant la crise financière de 2008-2009 mais néanmoins suffisants pour provoquer des défauts parmi les émetteurs à haut rendement, prévient-elle.

“Avec les niveaux de rendement actuels, nous estimons que les investisseurs à long terme sont plus que récompensés pour le risque de défaut”, écrit la gérante d’Aviva Investors.

“En effet, bien que l’on s’attende à une augmentation des défauts dans de nombreux secteurs, ce risque est déjà plus que pris en compte.”

Si le risque de défaut n’est pas encore totalement intégré dans la partie basse de l’univers, la partie haute devrait en revanche bénéficier de la récente décision de la Réserve fédérale d’étendre ses achats d’actifs aux “fallen angels”, prévoit Sunita Katra.

Ces “anges déchus” sont les entreprises qui viennent de quitter la catégorie investissement (“investissement grade”) pour atterrir en catégorie spéculative après une dégradation de leur note de crédit.

À court terme, Aviva Investors dit voir des opportunités d’investissement dans des secteurs défensifs tels que les télécommunications, la santé ou certains domaines technologiques, trop durement sanctionnés au regard de leur qualité et dont les valorisations sont devenues attractives selon elle.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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