February 6, 2019 / 1:18 PM / 3 months ago

BANQUES-SocGen attendu jeudi sur sa rentabilité et sa solvabilité

6 février (Reuters) - A l’instar de BNP Paribas, Société générale, qui publie jeudi matin ses résultats du quatrième trimestre, est attendu par le marché sur sa capacité à renforcer sa solvabilité financière ainsi que sa rentabilité.

La banque dirigée par Frédéric Oudéa, dont le cours de Bourse reste sous pression et qui a lancé un avertissement en janvier sur ses activités de marché, a accéléré ces derniers mois le recentrage de ses activités en cédant plusieurs filiales en Europe de l’Est comme en Albanie, en Bulgarie, en Pologne, en Serbie et tout récemment en Moldavie.

D’après le consensus de Infront Data réalisé pour Reuters, les analystes attendent en moyenne un résultat net de 608 millions d’euros au quatrième trimestre contre 69 millions un an plus tôt.

Son produit net bancaire est quant à lui attendu à 5.922 millions d’euros contre 6.323 millions au quatrième trimestre 2017.

Principaux résultats trimestriels des autres entreprises du secteur :

* COMMISSIONS ET PRÊTS DOPENT LE BÉNÉFICE D’ING

6 février - ING, premier groupe néerlandais de services financiers, a fait état mercredi d’un bénéfice imposable courant meilleur que prévu, de 1,69 milliard d’euros, au quatrième trimestre, à la faveur d’une hausse de ses commissions et de ses revenus nets d’intérêts.

Les analystes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 1,57 milliard d’euros sur les trois mois clos fin décembre, après 1,56 milliard d’euros il y a un an.

Le groupe, auquel a été infligée en septembre une amende de 775 millions d’euros pour des manquements en termes de lutte contre le blanchiment d’argent, a dit avoir conquis de nouveaux clients et enregistré une croissance nette de son portefeuille de prêts de 3,2 milliards d’euros. La marge nette d’intérêts est ressortie à 1,56%, contre 1,58% au quatrième trimestre 2017, mais le coefficient d’exploitation s’est amélioré pour passer de 59,9% à 57,1%.

* BNP PARIBAS REVOIT SES OBJECTIFS APRÈS UN FAIBLE T4

6 février - BNP Paribas a revu mercredi à la baisse certains de ses objectifs financiers pour 2020 après un quatrième trimestre 2018 plombé par une chute des revenus dans les activités de marché.

La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière s’attend désormais pour 2020 à un rendement de ses fonds propres (ROE) de 9,5% contre un objectif initial de 10%. Son objectif de croissance des revenus sur la période allant de 2016 à 2020 est aussi revu à la baisse avec désormais une progression de son produit net bancaire (PNB) attendue à 1,5% par an et non plus 2,5%. Son coefficient d’exploitation devrait pour sa part atteindre 64,5% en 2020 au lieu des 63% prévus.

Sur le quatrième trimestre 2018, les revenus de BNP Paribas ont globalement reculé de 3,5% à 10.160 millions d’euros. Son résultat net est quant à lui en progression de 1,1% à 1.442 millions d’euros.

* LAZARD FAIT MIEUX QUE PRÉVU AU T4 AVEC LE M&A

5 février - La banque d’affaires Lazard a publié mardi un bénéfice au quatrième trimestre supérieur aux attentes, la solide performance enregistrée dans le domaine des fusions et acquisitions ayant compensé la baisse des revenus tirés de sa gestion d’actifs.

Les revenus générés par le conseil en M&A ont augmenté de 19% à 398,6 millions de dollars (348,7 millions d’euros) sur la période octobre-décembre.

Le bénéfice net ajusté est ressorti à 118,9 millions de dollars, 94 cents par action, contre 148,1 millions (1,12 dollar par action) un an plus tôt. Il est supérieur au consensus moyen de 92 cents par action, selon des données IBES pour Refinitiv.

* INTESA TIENT SA PROMESSE DE DIVIDENDE

5 février - Intesa Sanpaolo, plus grande banque de détail italienne, a respecté son engagement de verser 3,45 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, soit un taux de distribution de 85%, après avoir fait état mardi d’un bénéfice net en hausse en 2018, à 4,05 milliards d’euros contre 3,8 milliards en 2017, malgré une fin d’année difficile.

Le quatrième trimestre a été marqué par une baisse de plus de 5% du revenu net d’intérêts, par la faiblesse des commissions tirées de la gestion d’actifs et de l’assurance et par une nette progression des charges de personnel, trois éléments ayant entraîné une contraction de 17% du bénéfice d’exploitation par rapport au trimestre précédent.

Le ratio de fonds propres CET 1 en pleine application (“fully-loaded”) est resté globalement stable à 13,6%.

* DANSKE BANK PROPOSE UN DIVIDENDE PLUS FAIBLE QUE PRÉVU

1er février Danske Bank, empêtrée dans un scandale de blanchiment d’argent, propose un dividende de 8,5 couronnes danoises (1,14 euro) par action au titre de l’exercice 2018, contre 8,64 couronnes attendues par le marché selon un consensus Reuters.

Le groupe bancaire danois - qui avait lancé en décembre un deuxième avertissement sur ses bénéfices 2018, laissant peu de place à des surprises lors de l’annonce des résultats - table pour 2019 sur un bénéfice net compris entre 14 et 16 milliards de couronnes (consensus 15,04 milliards), après celui de 15,00 milliards réalisé en 2018.

Danske a aussi annoncé qu’elle consacrerait jusqu’à deux milliards d’euros à l’intensification de ses efforts de lutte contre le blanchiment de capitaux. Le titre a ouvert en hausse de 2,5%.

* DEUTSCHE BANK RENOUE AVEC LE BÉNÉFICE EN 2018

1er février - Deutsche Bank affiche comme prévu un bénéfice sur l’exercice 2018, une première en quatre ans, malgré une perte nette de 409 millions d’euros au quatrième trimestre, plus marquée que prévu au vu d’un consensus du marché qui était de 268 millions.

Le premier groupe bancaire d’Allemagne, qui fait l’objet de spéculations récurrentes sur une fusion avec Commerzbank , a été pénalisée au quatrième trimestre par la faiblesse persistante de ses activités de trading - comme de nombreuses autres banques en raison de la volatilité des marchés en fin d’année - et ses revenus tirés du trading obligataire ont chuté de 23%.

Sur l’exercice, le bénéfice net ressort à 341 millions d’euros, contre une perte nette de 735 millions en 2017. Le ratio CET 1 était de 13,6% à fin décembre 2018.

* SANTANDER SOUTENUE PAR LE BRÉSIL, À LA PEINE EN ESPAGNE

30 janvier - Banco Santander a fait état mercredi d’une hausse de son résultat net au quatrième trimestre et sur l’ensemble de l’année grâce notamment à une solide performance au Brésil, son principal marché, et à une hausse du revenu net d’intérêts, qui ont contrebalancé une chute de 18% du bénéfice en Espagne.

“La tendance sur le revenu d’activité semble positive mais elle est partiellement contrebalancée par la hausse des coûts, et si la taille du bilan a augmenté, elle est légèrement inférieure à notre estimation”, écrit Jefferies dans une note, ajoutant que le bénéfice net trimestriel est supérieur de 8% au consensus.

Le résultat net trimestriel de Santander a crû de 1,4% au Brésil, permettant à la banque espagnole de dégager au total un bénéfice net en hausse de 4% au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent et de 28% sur 2018 à 7,81 milliards d’euros, contre 7,83 milliards d’euros attendus par les analystes.

* UBS - T1 VU DIFFICILE APRÈS UN T4 INFÉRIEUR AUX ATTENTES

22 janvier - UBS a fait état mardi d’un recul plus marqué que prévu de son bénéfice imposable ajusté au quatrième trimestre, sous le coup à la fois d’un recul de 22% de la contribution des activités gestion de fortune - l’activité phare de la première banque suisse - mais aussi du repli des résultats de la banque d’investissement.

L’établissement, qui a relevé son dividende de cinq centimes à 0,70 franc suisse et dit qu’il allait racheter jusqu’à un milliard de dollars de ses propres actions, ajoute que le sentiment mitigé des investisseurs allait continuer de peser sur ses résultats au premier trimestre 2019.

“L’absence de progrès dans la résolution des tensions géopolitiques, un protectionnisme en hausse, des différends commerciaux et une volatilité accrue, qui ont pesé sur le sentiment et la confiance des investisseurs (...) en particulier au quatrième trimestre, devraient affecter l’activité client au premier trimestre 2019”, poursuit UBS.

* Aux ETATS-UNIS, les grandes banques de Wall Street ont souffert au quatrième trimestre de la forte et soudaine volatilité sur les marchés financiers, qui a notamment fait plonger le revenu de leurs activités de trading obligataire.

Malgré ce motif de déception, les investisseurs ont aussi retenu des éléments rassurants sur la dynamique globale du secteur bancaire américain, notamment chez Bank of America et Goldman Sachs.

Service économie

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