January 30, 2019 / 11:51 AM / 10 months ago

BOURSE-LVMH-Le marché salue la mode-maroquinerie et la confiance pour 2019

PARIS, 30 janvier (Reuters) - LVMH grimpe mercredi en Bourse, le marché saluant la performance de sa division mode-maroquinerie au 4e trimestre 2018 et la confiance affichée pour 2019 par le leader mondial du luxe.

L’action LVMH, qui entraîne dans son sillage le secteur du luxe, prend 6,1983% à 275,10 euros à 12h25, signant la plus forte hausse du CAC 40 (0,53%) et de l’indice large Stoxx 600 (0,2%).

Ses concurrents profitent du mouvement, comme Kering (3,7046%), Hermès (+2,5845%) ou encore Burberry (2,361%).

LVMH, qui a vu ses résultats annuels battre encore des records en 2018 et les ventes de Louis Vuitton accélérer contre toute attente en fin d’année, a affiché mardi sa confiance pour l’année 2019.

Le groupe, propriétaire de 70 marques dont Dior, Bulgari ou Moët & Chandon, a bouclé l’année sur une très robuste croissance de 11%, après une hausse de 12% en 2017, faisant près de deux fois mieux que le marché mondial dont la hausse est estimée à environ 6% par le cabinet Bain.

Surtout, et contre toute attente, sa division phare, la mode-maroquinerie qui détient Louis Vuitton, a fortement accéléré le pas en fin d’année alors que les investisseurs craignaient l’impact du ralentissement de la croissance chinoise et celui du mouvement des “Gilets jaunes” en France.

“C’est ça, être un leader”, commentent les analystes de JP Morgan, qui saluent tout particulièrement les performances de cette division, dont la croissance organique a bondi de 17% au quatrième trimestre, au lieu des 11% attendus par les analystes.

FORCE DE FRAPPE

Cette performance qualifiée de “phénoménale” et d’”exceptionnelle” par les analystes, est largement tirée par Louis Vuitton, dont Bernard Arnault, PDG de LVMH, a révélé qu’elle avait nettement dépassé les 10 milliards d’euros de ventes l’an dernier.

“C’est l’élément clé de ces résultats. Alors que le marché attendait un ralentissement en Chine, il n’en a rien été. Le groupe a même indiqué que les tendances restaient les mêmes depuis le début de l’année”, soulignent les analystes de Berenberg.

Cette performance contraste avec les chiffres de Richemont , Burberry ou Prada et met aussi en lumière la capacité du leader du secteur à investir massivement derrière ses marques, note JP Morgan.

Les dépenses de marketing ont ainsi grimpé de 14% en 2018 pour atteindre 5,5 milliards d’euros, donnant encore un eu plus de force de frappe aux griffes comme Vuitton, Dior ou Céline.

Le marché salue aussi la “tonalité positive” du discours du PDG, Bernard Arnault s’étant montré confiant pour 2019, précisant que le mois de janvier était “très très bien orienté”.

“LVMH offre aux investisseurs le meilleur profil de croissance du secteur”, notent les analystes de Berenberg. A l’achat sur la valeur, ils ont relevé leur objectif de cours à 335 euros contre 333 euros et leurs prévisions de bénéfice par action, de 0,5% pour 2019 et 2021 et de 1,1% pour 2020.

“Le groupe semble plus que jamais vouloir renforcer son emprise sur le luxe et valoriser son leadership pour continuer à capitaliser sur les tendances d’un marché qui devrait continuer à progresser significativement à moyen long terme”, commentent ceux d’Invest Securities. (Patrick Vignal, édité par Pascale Denis)

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