July 26, 2018 / 8:39 AM / 2 months ago

LEAD 1-Schneider revoit en hausse ses objectifs, prudent sur la marge

* CA +1,2% au S1, +7% en données organiques

* Ebita ajusté +11,1% en organique, marge 14,4%

* Bénéfice net record mais inférieur au consensus

* Croissance 2018 du CA et de l’Ebita relevée, pas la marge

* Changes, inflation et barrières douanières en embuscade (Actualisé avec interview CFO, précisions, cours, commentaire)

par Gilles Guillaume

PARIS, 26 juillet (Reuters) - Schneider Electric a revu à la hausse jeudi ses objectifs de croissance 2018 mais conservé sa prévision de marge à cause d’une conjonction de vents contraires avec l’inflation, les changes et les tensions commerciales.

Le spécialiste des équipements électriques basse et moyenne tension vise désormais une croissance organique - à périmètre et changes constants - de son Ebita ajusté comprise entre 7% et 9%, contre un objectif précédent d’environ +7%, et une hausse organique de son chiffre d’affaires comprise entre 5% et 6% (contre +3% à +5% visés jusqu’ici).

En revanche, il a maintenu son objectif de marge d’Ebita ajusté, attendue en hausse de 30 à 50 points de base alors qu’il visait jusqu’ici le haut d’une fourchette de +20 à +50 pdb.

“Nous sommes en train de reconnaître les tensions inflationnistes, la tension sur la supply chain, les frais de douane”, a dit à Reuters le directeur financier de Schneider, Emmanuel Babeau. “Notre performance au premier semestre nous a permis d’absorber ces vents contraires, parce qu’il ne faut pas penser que tout est rose dans ce paysage. On ne dit pas que ce sera une promenade dans le parc.”

A 10h35, l’action Schneider perd 1,97% à 68,6 euros, accusant la deuxième plus forte baisse du CAC 40 (+0,64%).

“La prévision annuelle revue en hausse est reflétée dans le consensus (...) et l’objectif de marge a tendance à rester conservateur”, commente Berenberg dans une note.

Au premier semestre, Schneider Electric a enregistré une hausse organique de son chiffre d’affaires de 7% à 12,32 milliards d’euros grâce à la demande du bâtiment, de l’industrie et des centres de données. En données publiées, la croissance ressort à 1,2%, l’appréciation de l’euro ayant eu un effet négatif d’environ 800 millions sur la période.

Le groupe a aussi affiché une hausse organique de 11,1% de son Ebita ajusté - supérieure à 11% pour le 12e mois d’affilée - à 1,769 milliard, soit une marge de 14,4%, et une croissance de 7% de son bénéfice net, part du groupe, au record de 1,02 milliard d’euros.

Le consensus Inquiry Financial pour Reuters donnait un chiffre d’affaires inférieur, de 12,26 milliards, un Ebita ajusté identique (1,77 milliard) mais un bénéfice net supérieur, avec une médiane à 1,11 milliard.

Au cours d’une téléconférence avec les analystes, Emmanuel Babeau a indiqué que le groupe continuerait de piloter ses prix à la hausse pour compenser les effets inflationnistes.

Si l’impact des changes semble appelé à s’atténuer au second semestre (-1 milliard d’euros sur l’ensemble de l’exercice), le groupe s’attend à des premiers surcoûts liés aux barrières douanières américaines, qui pourraient aller jusqu’à 20 millions d’euros.

Le communiqué: bit.ly/2HasEsz

Avec Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot

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