10 septembre 2012 / 17:28 / il y a 5 ans

Barclays-Jenkins prêt à réduire l'activité de banque d'affaires

par Steve Slater et Sinead Cruise

LONDRES, 10 septembre (Reuters) - Le nouveau directeur général de Barclays a promis d‘agir avec détermination pour résoudre le problème des bonus dans la division de banque d‘affaires du groupe et pour fermer les activités trop gourmandes en fonds propres, dans le cadre d‘une mutation de la banque dont la culture a été jugée trop agressive par les régulateurs.

Antony Jenkins, nommé il y a 11 jours pour rétablir la réputation de la quatrième banque britannique après une série de scandales, a déclaré lundi que la banque d‘investissement conserverait un rôle central dans le groupe.

Mais les activités sur les marchés financiers qui consomment trop de fonds propres ou qui sont trop risquées semblent être les premières visées par la restructuration en vue.

“Je suis absolument convaincu qu‘une banque d‘investissement de premier rang fera partie intégrante (de la banque)”, a déclaré Antony Jenkins lors d‘une conférence téléphonique avec des analystes financiers, apportant les premières indications concernant ses projets de réorganisation de Barclays.

Il s‘est engagé à agir avec “rapidité et audace”.

Antony Jenkins a toutefois refusé de donner des détails concernant ses projets, indiquant qu‘il le ferait au début de l‘an prochain après avoir passé en revue chacune des branches en termes de consommation de fonds propres et de rendement, de coûts, ainsi que de niveau et de structure des rémunérations.

Il a abandonné une précédent objectif de retour sur fonds propres (RoE) de 13%, préférant avancer un objectif supérieur au coût du capital de la banque, qui est d‘environ 11,5%.

Alors que les concurrents de Barclays revoient à la baisse leurs ambitions dans la banque d‘investissement, les analystes estiment que la question clé pour le groupe est de savoir jusqu‘où ira le nouveau directeur général, sachant que Barclays tire plus de la moitié de ses profits de la banque d‘affaires.

La question de la réorganisation de son équipe de direction est également pressante pour le nouvel homme fort de la banque, qui a dû payer une amende record de 453 millions de dollars (352 millions d‘euros) en juin dans le cadre du scandale de manipulation des taux d‘intérêt interbancaires.

Ce scandale a ravivé des inquiétudes de longue date des autorités financières britanniques concernant la culture de la banque sous la houlette de l‘ancien directeur général, Bob Diamond, et de l‘ex-président Marcus Agius, qui ont tous deux démissionné à la suite du scandale.

Chris Lucas, directeur financier depuis 2007, est particulièrement visé après les critiques des régulateurs. Il a également été cité comme étant l‘une des quatre personnes à faire l‘objet d‘une enquête concernant des transactions financières entre Barclays et Qatar Holdings en 2008.

Antony Jenkins pourrait aussi se défaire des membres de la direction qui étaient proches de Bob Diamond, tels que le responsable des investissements Rich Ricci et le directeur de la gestion privée Tom Kalaris.

“Etant donné le changement de culture que Jenkins doit mettre en oeuvre, un remaniement de l’équipe de direction est très probable. Mon sentiment est que les gens vont vouloir quelque signaux montrant que les choses vont changer avant la fin de l‘année”, a dit l‘un des 25 premiers actionnaires de la banque.

Barclays n‘a pas voulu faire de commentaire. (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand)

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