6 mai 2012 / 17:38 / dans 6 ans

MARCHÉS-Les thèmes à retenir la semaine prochaine

LONDRES, 6 mai (Reuters) - Voici les grands thèmes susceptibles de s‘imposer aux traders et aux investisseurs dans la semaine qui vient:

1/ PEUVENT-ILS Y ARRIVER ?

La réaction des investisseurs aux résultats des élections en France et en Grèce dépendra largement du marchandage politique qui s‘ensuivra et de quelles promesses de campagne seront susceptibles d’être effectivement mises en oeuvre. En France, le prochain président devra former un gouvernement et définir ses priorités politiques en gardant en tête les élections législatives prévues dans un peu plus d‘un mois.

Si les marchés financiers ont dernièrement accordé plus d‘attention au vote en France qu’à l‘appel aux urnes en Grèce, la semaine à venir pourrait néanmoins faire ressurgir des inquiétudes quant à la capacité d‘Athènes à tenir les promesses faites à ses partenaires de la zone euro. Tout signe de fléchissement dans la détermination ou la capacité de la Grèce à rembourser sa dette aura un impact sur l‘appétit pour le risque, et ce à travers les frontières et les catégories d‘actifs.

2/ L‘IMPORTANT, C‘EST DE CROÎTRE

Vu comment l‘Allemagne s‘affirme de plus en plus comme l‘ultime refuge de la zone euro, les investisseurs se demandent combien de temps il faudra aux rendements des Bunds pour tomber sous la barre de 1%. Et si les investisseurs en quête de sécurité voient peu d‘autres solutions de placement, d‘autres pourraient se lasser du faible retour des Bunds et l‘adjudication de papier allemand à cinq ans prévue mercredi pourrait de nouveau faire ressortir une demande insuffisante.

Le “pacte de croissance” pour le Vieux Continent évoqué par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi n‘a pas encore trouvé de traduction concrète et pour l‘heure le mot d‘ordre reste donc celui d‘un équilibre adapté au niveau national entre l‘austérité budgétaire et le soutien à l‘activité économique. (voir )

3/ CHÈRE PRUDENCE

Mario Draghi a gardé ses cartes bien secrètes en ce qui concerne les perspectives de politique monétaire de la BCE. Mais en regardant de près les marchés, on remarque que certains traders parient toujours sur une baisse des taux d‘intérêt d‘ici à la fin de l‘année. Sur fond de perspectives économiques très incertaines, les commentaires des membres du conseil des gouverneurs de la BCE seront scrutés de près comme autant d‘indices de la disposition de l‘institut d’émission à poursuivre ses mesures d‘urgences.

La BCE décidera en juin de prolonger ou non son offre de liquidités bancaires à un et trois mois. Ses deux opérations de refinancement à trois ans ont poussé les principaux taux interbancaires à des plus bas historiques, mais Mario Draghi a clairement fait savoir que la BCE ne trouvait pas que les liquidités à trois ans avaient pleinement montré leurs effets.

4/ SURPERFORMANCE

Les marchés d‘actions américains ont de bonnes raisons de continuer à faire mieux que leurs homologues européens, vu combien la saison des résultats sur le Vieux Continent semble réserver nettement moins de bonnes surprises qu‘outre-Atlantique. Ce n‘est donc pas une surprise si le Dow Jones a réussi à atteindre son plus haut niveau depuis décembre 2007, rattrapant l‘intégralité du terrain perdu durant la crise financière, tandis qu‘au même moment l‘IBEX espagnol a tellement reculé qu‘il semble près de tomber sous ses plus bas de 2009.

Si les résultats des élections en France et en Grèce entraînent le moindre penchant vers des politiques de soutien à la croissance, les valeurs liées aux entreprises fortement tournées vers leur marché domestique pourraient néanmoins en tirer profit. Mais en attendant, la semaine à venir sera rythmée par les résultats trimestriels de banques lourdement affectées par la crise de la dette de la région, dont Commerzbank , UniCredit et Crédit agricole.

5/ PARIS MONÉTAIRES

La capacité de l‘euro à se maintenir au-dessus de 1,30 dollar a nourri de nombreuses théories quant aux flux susceptibles de soutenir la monnaie unique. Mais ces théories n‘aident nullement les investisseurs et traders qui s‘attendaient à ce que la crise de la zone euro fasse éclater la fourchette dans laquelle s’échange la monnaie unique depuis des mois, et qui parient à présent sur un bond de la courbe de volatilité euro/dollar pour tenter de gagner un peu d‘argent.

L‘autre pari gagnant a consisté a miser sur la livre sterling. Elle progresse vivement, même si elle reste loin de ses plus hauts historiques, mais la réunion de politique monétaire de la Banque d‘Angleterre dans la semaine à venir pourrait injecter une pincée de prudence sur le marché, vu l‘impact que pourrait avoir une hausse prolongée de la livre sur une économie déjà fragile. (Swaha Pattanaik, Natalie Huet pour le service français)

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