14 octobre 2011 / 15:02 / il y a 6 ans

LEAD 1-Merkel réplique aux critiques visant la zone euro

* La chancelière déplore l‘opposition à la taxe sur les transactions

* Elle veut faire de la régulation un thème phare du G20 de Cannes

* Les euro-obligations ne sont pas une solution miracle, dit-elle (Actualisé avec précisions, nouvelles citations)

KARLSRUHE, Allemagne, 14 octobre (Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel a riposté vendredi aux critiques visant sa politique européenne en fustigeant ceux qui, pour elle, réclament une action plus énergique face à la crise de la dette tout en résistant à de nouvelles mesures de régulation des marchés financiers.

Lors d‘une conférence organisée par le syndicat allemand IG Metall à Karlsruhe, dans le sud de l‘Allemagne, elle a regretté que le G20 n‘ait pas tenu sa promesse de réglementer l‘ensemble des produits, des intervenants et des marchés financiers.

Elle a ajouté qu‘elle profiterait du sommet du G20 le mois prochain en France pour plaider en faveur d‘une résolution du problème des banques systémiques et des activités non-réglementées dites de “shadow banking”.

Ses propos semblaient destinés en premier lieu aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Mais la chancelière a aussi critiqué les pays extérieurs à la zone euro qui ont refusé d’étudier sa proposition de taxe sur les transactions financières.

“Il n‘est pas possible que ceux qui, en dehors de la zone euro, ont insisté encore et encore pour que nous prenions des mesures de grande ampleur sur la crise de la dette, s‘arrangent au même moment pour résister à l‘introduction d‘une taxe sur les transactions financières”, a dit Angela Merkel.

“Je ne pense pas que cela soit acceptable. Nous devons nous assurer que les acteurs des marchés financiers partagent les coûts de la lutte contre la crise. Je ferai en sorte que ce soit le cas, au moins en Europe, et mieux encore dans le monde entier.”

PAS DE SOLUTION MIRACLE

La chancelière a estimé que la régulation des marchés financiers devait être au centre du sommet du G20 début novembre à Cannes, que les ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe préparent ce week-end à Paris. Les pays extérieurs à la zone euro, eux, plaident pour faire de la crise de la dette un thème central de ce rendez-vous.

“Nous devons encore trouver des réponses à deux questions clés au sein du G20 et nous en reparlerons en France en novembre,” a dit Angela Merkel : “D‘abord, comment peut-on prévenir la propagation des domaines moins réglementés du marché financier (...) Deuxièmement, comment allons nous traiter des grandes banques systémiques.”

Elle a parallèlement également rejeté l‘idée selon laquelle une réforme fondamentale pourrait résoudre la crise de la dette en Europe, en réaffirmant son opposition à des émissions obligataires conjointe de la zone euro.

“Les euro-obligations ne sont pas une solution miracle”, a-t-elle dit. “Dans la situation actuelle, elles ne seraient pas une aide.”

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont promis dimanche dernier de présenter d‘ici la fin du mois un plan global de résolution de la crise. Mais l‘Allemagne laisse entendre qu‘il ne devrait pas inclure de nouvelles mesures radicales. (Noah Barkin et Alexandra Hudson, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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