30 avril 2008 / 12:08 / dans 10 ans

LEAD 2 General Motors a perdu moins d'argent qu'attendu au T1

par Kevin Krolicki et David Bailey

DETROIT, 30 avril (Reuters) - General Motors (GM.N) a fait état mercredi d‘une perte nette trimestrielle moins lourde qu‘attendu grâce à de solides ventes à l‘international, et en dépit d‘un mouvement de grève chez un fournisseur, d‘une demande décevante pour ses modèles les plus rentables et de charges liées aux difficultés de plusieurs ex-filiales.

Le premier constructeur automobile américain, dont l‘action gagne 9,95% à 23,31 dollars vers 14h40 GMT sur le Nyse, a inscrit dans ses comptes une charge exceptionnelle de 1,45 milliard de dollars liée à sa participation résiduelle dans la société de crédit GMAC et une autre de 731 millions pour couvrir son exposition à son fournisseur et ex-filiale Deplhi.

Le trimestre se solde ainsi par une perte nette de 3,25 milliards de dollars, soit 5,74 dollars par action, contre un bénéfice de 62 millions (11 cents/action) un an auparavant.

Hors éléments exceptionnels, GM affiche sur le trimestre une perte de 350 millions de dollars, soit 62 cents par action, moins lourde qu‘attendu par Wall Street, qui tablait sur une perte par action hors exceptionnels de 1,67 dollar.

Le chiffre d‘affaires de GM a reculé de 1,6% à 42,7 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l‘année, contre 43,4 milliards un an plus tôt, dépassant toutefois le consensus qui tablait sur 40,63 milliards de dollars.

Pour le directeur financier, Ray Young, les analystes pourraient avoir sous-estimé la tenue des ventes de GM dans les pays émergents et les progrès réalisés en matière de réduction des coûts en Amérique du Nord.

“Les chiffres principaux ne semblent pas très bons mais quand on les décortique vraiment (...) j‘ai le sentiment que le premier trimestre est très encourageant”, a-t-il dit.

En Bourse, l‘action GM a perdu près de 15% depuis le début de l‘année.

LE REBOND DU MARCHÉ US SERA TIMIDE

Young a ajouté que GM tablait toujours sur un rebond des ventes américaines d‘automobiles au second semestre mais moins important que ce qu‘il prévoyait début 2008.

“Nous pensons toujours qu‘un rétablissement aura lieu au second semestre mais qu‘il ne sera probablement pas aussi robuste que ce que nous pensions au début de l‘année”, a-t-il expliqué.

GM ne s‘attend plus qu’à environ 15,5-16 millions de véhicules vendus cette année aux Etats-Unis, alors qu‘il tablait auparavant sur un chiffre supérieur à 16 millions.

La production mondiale de GM a baissé de près de 1% à 2,25 millions de véhicules au premier trimestre, passant nettement derrière celle de 2,41 millions du japonais Toyota (7203.T).

GM et Toyota étaient à peu près à égalité en 2007, pour le titre de plus gros constructeur automobile mondial en volume de ventes.

Le groupe américain a dégagé un bénéfice avant impôts de 392 millions de dollars dans ses activités automobiles, les bénéfices combinés en Europe, en Amérique latine et en Asie compensant largement une perte de 611 millions en Amérique du Nord.

Himanshu Patel, analyste chez JP Morgan, écrit à ses clients qu‘après avoir retiré les gains liés à des éléments de couverture “(le premier trimestre) n‘a tout simplement pas été aussi mauvais qu‘on le redoutait”.

Le trimestre écoulé a été marqué par une grève de deux mois du puissant syndicat United Auto Workers contre American Axle & Manufacturing (AXL.N), l‘un des grands fournisseurs de GM, basé à Detroit.

GM estime que cette grève l‘a empêché de produire l’équivalent de 100.000 véhicules, essentiellement des gros 4x4 et des pickup, et qu‘elle a amputé son résultat du quatrième trimestre d‘environ 800 millions de dollars.

Le groupe vient d‘annoncer qu‘il prévoyait de réduire sa production de 138.000 véhicules cette année et de supprimer environ 3.500 postes, soit près de 4% des effectifs des ouvriers payés à l‘heure en Amérique du Nord.

GM a aussi pâti des 589 millions de dollars de pertes de sa filiale de crédit GMAC, bien supérieures aux 305 millions du premier trimestre 2007. Il a averti que GMAC, dont il détient 49%, pourrait ne pas redevenir rentable avant 2009 en raison de la crise de l‘immobilier et du crédit aux Etats-Unis. /NDE/MA/SD

Version française Nicolas Delame, Marc Angrand et Stanislas DembinskiService économique. Tel 01 49 49 53 87. Reuters Messaging: nicolas.delame.reuters.com@reuters.net

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