November 24, 2010 / 12:06 PM / 8 years ago

Coupe Davis: 1999, défaite pour la première de capitaine Forget

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - 1999. Guy Forget étrenne ses galons de capitaine et comme Yannick Noah, son prédécesseur, l’avait fait huit ans plus tôt, il emmène l’équipe de France jusqu’à la finale qui l’oppose à l’Australie, à Nice.

Pour accueillir les Australiens, réputés pour briller sur les surfaces rapides, les Français choisissent de jouer sur les faiblesses adverses et optent pour une terre battue en salle, même s’il ne s’agit pas de leur meilleure surface.

Sébastien Grosjean, 21 ans et 26e mondial, doit ouvrir le bal de la rencontre le vendredi face à Mark Philippoussis, de deux ans son aîné et classé 19e à l’ATP.

Peut-être impressionné par l’enjeu, le Français est balayé en trois manches par le grand serveur australien. Quelques heures plus tard, l’équipe de Forget égalise avec une victoire serrée de Cédric Pioline, 14e, sur Lleyton Hewitt, 22e.

Comme souvent en Coupe Davis, le double du samedi va être décisif et opposer deux des meilleures équipes du monde: Todd Woodbridge et Mark Woodforde, côté australien, et Olivier Delaître et Fabrice Santoro, côté français.

AMBIANCE TENDUE ET INIMITIÉS

Malgré le soutien du public survolté de l’Acropolis de Nice, l’affaire tourne court pour le duo tricolore qui s’incline en quatre sets après une fin de match totalement ratée.

La tâche des Français se complique singulièrement, d’autant que rien ne semble pouvoir stopper Philippoussis.

Il le prouve dès le premier match de l’ultime journée en prenant le meilleur sur Cédric Pioline pour sceller le sort de la rencontre avant même le dernier face-à-face.

La tristesse s’abat sur l’équipe de France et sur Guy Forget qui, pour sa première année de capitanat, rêvait d’imiter Noah en soulevant le Saladier d’Argent pour sa prise de fonction.

L’ambiance est tendue au sein du groupe où, depuis plusieurs semaines, des tensions avait été ressenties, en particulier entre les joueurs. Des inimitiés, jamais révélées mais palpables, qui ont probablement coûté cher à l’arrivée.

Côté australien, l’heure est à l’euphorie dans un groupe où Philippoussis et Hewitt ont offert des promesses d’avenir. Les jeunes “Aussies” ne savaient cependant pas encore que la revanche des Français, deux ans plus tard, serait cinglante.

LE TÉMOIN: CÉDRIC PIOLINE

“A part la défaite, cette finale reste un très bon souvenir. La Coupe Davis est une compétition d’équipe et à chaque fois que j’en parle, de cette année-là, j’ai un très grand sentiment de fierté car jusqu’à la finale, j’ai gagné tous mes matches. Cette année a été une année de transition, la première de Guy en tant que capitaine, la première de Sébastien (Grosjean) où il n’y a pas de véritable n°2.

“Cela se joue un peu sur le double du samedi. Tourner à 2-1 ou à 1-2, ce n’est pas la même chose. Sur ce week-end, Philippoussis est en surchauffe.

“Si j’ai un regret, c’est la surface. Moi, je n’étais pas favorable à ce qu’on joue sur terre battue et je disais qu’il fallait jouer sur nos forces. Cette saison-là, j’avais mal joué sur terre et Sébastien avait bien joué sur dur. Je m’en veux un petit peu de ne pas avoir insisté plus que je ne l’ai fait. J’ai cédé.

“A Nice, il y avait une ambiance fantastique, électrique. Moi, j’avais déjà eu la chance de vivre 1996, j’avais 30 ans et on sait que vivre ça, ça n’arrive pas souvent.

“J’aurais aimé qu’on partage le bonheur jusqu’au bout. Ça s’est fini dans un peu de tristesse mais on est sorti la tête haute. On n’est pas passé à côté non plus.”

LE FILM DE LA FINALE

L’Australie bat la France 3-2, à Nice, sur terre battue en salle

Vendredi:

Mark Philippoussis (Aus) bat Sébastien Grosjean (Fra) 6-4 6-2 6-4

Cédric Pioline (Fra) bat Lleyton Hewitt (Aus) 7-6(7) 7-6(6) 7-5

Samedi:

Todd Woodbridge et Mark Woodforde (Aus) battent Olivier Delaître et Fabrice Santoro (Fra) 2-6 7-5 6-2 6-2

Dimanche:

Mark Philippoussis (Aus) bat Cédric Pioline (Fra) 6-3 5-7 6-1 6-2

Sébastien Grosjean (Fra) bat Lleyton Hewitt (Aus) 6-4 6-3

Edité par Gilles Trequesser

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