15 août 2009 / 07:59 / dans 8 ans

Le lion automate de Léonard de Vinci revit

<p>Pr&egrave;s de cinq si&egrave;cles apr&egrave;s son invention, le lion automate de L&eacute;onard de Vinci revit dans la derni&egrave;re demeure du g&eacute;nie de la Renaissance, sur les bords de la Loire. Le f&eacute;lin m&eacute;canique original a &eacute;t&eacute; perdu mais un double a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u au ch&acirc;teau du Clos Luc&eacute;, &agrave; Amboise, o&ugrave; le ma&icirc;tre v&eacute;cut les trois derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie, &agrave; l'invitation de Fran&ccedil;ois 1er, avant d'y mourir, en 1519. /Photo non dat&eacute;e/REUTERS/HO/Renato Boaretto/Ch&acirc;teau du Clos Luc&eacute;</p>

par Estelle Shirbon

AMBOISE, Indre-et-Loire (Reuters) - Près de cinq siècles après son invention, le lion automate de Léonard de Vinci revit dans la dernière demeure du génie de la Renaissance, sur les bords de la Loire.

Le félin mécanique original a été perdu mais un double a été conçu au château du Clos Lucé, à Amboise, où le maître vécut les trois dernières années de sa vie, à l‘invitation de François 1er, avant d‘y mourir, en 1519.

“Nous aimons cette idée que Léonard n’était pas seulement un ingénieur, un peintre, mais qu‘il était aussi un fabuleux metteur en scène, un maître des effets spéciaux”, explique François Saint Bris, président du château privé, mais ouvert au public.

“Il savait satisfaire un public avec des créations absolument admirables, des créations fantastiques. C’était un George Lucas de son époque”, ajoute-t-il, par allusion au créateur de la saga de la “Guerre des étoiles”.

Connu dans le monde entier comme le peintre de La Joconde ou de La Cène, Léonard de Vinci fut également un inventeur prolifique, dont certains travaux préfiguraient l‘hélicoptère ou l‘automobile.

Selon les témoignages de l’époque, le lion automate conçu par de Vinci fut présenté en 1515 à François 1er par les marchands et les banquiers de Florence installés à Lyon, pour célébrer une alliance entre la France et la cité toscane, qui avait le lion pour symbole.

Grâce à un mécanisme interne, le poitrail de l‘animal mécanique s‘ouvrait pour faire apparaître une fleur de lys, symbole de la monarchie française.

Sans que l‘on sache s‘il s‘agissait du même appareil ou d‘une version plus récente, un lion similaire fit sensation deux ans plus tard lors d‘une soirée de gala donnée en l‘honneur de François 1er, à Argentan.

REMONTÉ COMME UNE PENDULE

Léonard de Vinci n‘a laissé ni plan ni esquisse de son invention mais on a retrouvé des dessins assez détaillés de mécanismes permettant de comprendre comment il fonctionnait.

A l‘aide de ces documents et de descriptions écrites du lion, Renato Boaretto, créateur et restaurateur d‘automates, a construit un nouvel animal pour les besoins de l‘exposition “Léonard de Vinci et la France”, qui se tient jusqu‘au 31 janvier 2010 au château du Clos Lucé.

Remonté à la main comme une montre ancienne, le lion de Boaretto, grandeur nature, fait une dizaine de pas, secoue la tête, ouvre et ferme sa gueule et secoue la queue.

Quand on attrape une mèche de sa crinière, qui dissimule un mécanisme, une trappe s‘ouvre dans son flanc droit, laissant s’échapper des fleurs de lys artificielles.

“Pour cette époque-là, c‘est grandiose!”, s’émerveille Bénédicte, après avoir découvert le lion en action en compagnie de son mari et de ses enfants. “Arriver à faire des choses de cette envergure, exceptionnelles comme ca, automatisées, c‘est formidable”, ajoute la touriste française.

Léonard de Vinci fut nommé “premier peintre ingénieur et architecte du roi” François 1er, fasciné par la Renaissance italienne.

Le souverain installe l‘artiste dans le manoir de Cloux, aujourd‘hui le Clos Lucé, en 1516 à quelques centaines de mètres du château d‘Amboise où il vit. Un souterrain secret reliait les deux édifices.

Léonard de Vinci se consacre alors à des projets d‘architecture et d‘urbanisme et organise des fêtes royales.

En 1518, il impressionne le public avec une pièce de théâtre jouée à Amboise en recréant une nuit étoilée, constellations comprises, à l‘aide d‘un drap bleu et de candélabres.

Avec Laure Bretton, édité par Gérard Bon

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