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Olivier Besancenot entendu sur plainte d'un cadre de La Poste

PARIS (Reuters) - Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), a été entendu avec deux syndicalistes par la police à la suite d’une plainte d’un cadre de La Poste.

Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), a été entendu avec deux syndicalistes par la police à la suite d'une plainte d'un cadre de La Poste. Olivier Besancenot est accusé avec deux membres du syndicat Sud-PTT d'avoir eu un échange houleux avec le directeur du centre de tri de Nanterre en novembre dernier. /Photo prise le 28 octobre 2008/REUTERS/Vincent Kessler

Arrivé dans la matinée de mardi au commissariat de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, le postier de Neuilly en est ressorti vers midi, a-t-on précisé de source syndicale.

Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a annoncé s’être fait transmettre la procédure mais n’a pris aucune décision sur d’éventuelles poursuites.

“Nous avons fait procéder à une confrontation entre les plaignants et les trois personnes désignées. Il n’est pas apparu que le plaignant soit en mesure de désigner tel ou tel”, a déclaré une porte-parole du parquet.

Olivier Besancenot est accusé avec deux membres du syndicat Sud-PTT d’avoir eu un échange houleux avec le directeur du centre de tri de Nanterre en novembre dernier.

Le directeur du centre, Jean-Baptiste Casanova, a porté plainte à titre personnel, affirmant avoir été bousculé par le groupe.

Les faits sont contestés par Olivier Besancenot, qui agissait alors en simple militant de Sud-PTT, et par l’organisation syndicale.

Selon eux, Jean-Baptiste Casanova a simulé une chute “d’une façon grossière et malhonnête” et n’a pas été bousculé.

Dans un communiqué, Sud-PTT estime que la plainte visant ses militants s’inscrit dans la “droite ligne” des attaques du gouvernement et du président Nicolas Sarkozy contre l’organisation, qualifiée “d’irresponsable” par le chef de l’Etat après des incidents à la gare Saint-Lazare.

“A travers cette attitude, c’est le personnel et la démocratie sociale qui sont méprisés”, écrit-il dans un communiqué.

Selon le syndicat, l’un des trois militants a été convoqué pour un entretien préalable à un licenciement.

Les trois militants, dont Olivier Besancenot, avaient participé à un rassemblement tendu le 10 novembre au centre de tri du courrier de Nanterre pour dénoncer les “pressions” de La Poste sur des salariés grévistes.

Gérard Bon et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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