April 23, 2010 / 2:20 PM / 9 years ago

CHRONOLOGIE - La crise de la dette grecque

PARIS, 23 avril (Reuters) - Voici une chronologie des principaux événements économiques en Grèce depuis la victoire du PASOK de George Papandréou aux élections d’octobre dernier.

5 novembre 2009: Le gouvernement nouvellement élu s’engage, dans son projet de loi de finances 2010, à éviter la banqueroute à la Grèce en réduisant un déficit public représentant 12,7% du PIB, soit le double du chiffre annoncé, tout en tenant ses promesses électorales de lutte contre la pauvreté.

20 novembre: Le projet de loi de finances dans sa version finale stipule que la Grèce a pour objectif de réduire le déficit public à 8,7% du PIB en 2010, afin de prouver à l’Union européenne et aux marchés la volonté du gouvernement de restaurer les finances publiques.

8 décembre: Fitch, qui avait réduit la note de la Grèce à A- lors de la publication d’un déficit plus important que prévu, dégrade de nouveau la dette souveraine grecque à BBB+ avec un perspective négative. C’est la première fois depuis dix ans qu’une agence de notation place la Grèce sous la barre du ‘A’.

16 décembre: Standard and Poor’s abaisse à son tour sa notation de A- à BBB+, expliquant que les mesures d’austérité annoncées par George Papandréou ne seraient probablement pas en mesure de produire une réduction durable de la dette grecque.

22 décembre: Moody’s fait passer la dette grecque de A1 à A2, soit encore deux crans au-dessus des deux autres agences. Les écarts de rendements des emprunts grecs et allemands à 10 ans se resserrent car la dégradation de la note est plus faible qu’attendu.

14 janvier 2010: La Grèce dévoile un programme de stabilité visant une réduction du déficit public à 2,8% du PIB en 2012. Les syndicats protestent et annoncent une grève en février.

2 février: George Papandréou déclare que le gouvernement étendra le gel des salaires dans la fonction publique aux agents gagnant moins de 2.000 euros par mois.

3 février: La Commission européenne déclare soutenir le plan de réduction budgétaire grec et presse Athènes de réduire ses dépenses dans la fonction publique.

24 février: Une grève générale d’un jour contre le plan d’austérité paralyse les transports et les services publics.

25 février: Une mission de l’UE à Athènes dresse un tableau sombre de l’économie locale.

5 mars: Adoption d’un nouveau plan d’austérité qui inclut une augmentation de deux points de la TVA, une diminution de 30% des bonus dans la fonction publique, l’augmentation de la fiscalité sur l’essence, le tabac et l’alcool et le gel des retraites payées par l’Etat en 2010.

15 mars: Les ministres des finances de la zone euro se mettent d’accord sur un mécanisme qui permettra à la Grèce de se financer si besoin, sans donner de détails.

18 mars: George Papandréou prévient que son pays ne sera pas en mesure de réduire son déficit s’il continue d’emprunter à un taux trop élevé, et qu’il pourrait avoir à faire appel au FMI.

25 mars: Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, déclare que la BCE prolongera ses règles accommodantes pour les collatéraux, levant le risque que les établissements bancaires grecs ne puissent plus se refinancer à la fin de l’année. [ID:nLDE6371WH]

Les dirigeants de la zone euro s’accordent sur un filet de sécurité commun avec le FMI pour soutenir la Grèce et rétablir la confiance dans l’euro.

Selon les termes de cet accord, Athènes recevra des prêts bilatéraux des pays de l’Eeurozone et du FMI à la condition que tous les pays de la zone soient d’accord et que la Grèce ait épuisé les autres options à sa disposition.

11 avril: Les ministres des Finances de la zone euro approuvent un mécanisme d’aides géant de 30 milliards d’euros, mais soulignent qu’Athènes n’a pas encore demandé à ce que le plan soit activé.

15 avril: Un responsable du FMI indique que la Grèce a exprimé son intérêt pour un accord de précaution de trois ans, qui sera mis en oeuvre uniquement si la Grèce demande un versement.

Le parlement adopte une réforme de la fiscalité pour lutter contre l’évasion fiscale et faire davantage peser l’effort budgétaire sur les hauts revenus.

21 avril: La Grèce engage des discussions pour préciser les détails d’un aide éventuelle mais les investisseurs font chuter la bourse grecque sur des incertitudes concernant l’arrivée à temps de l’aide européenne.

Le rendement des emprunts grecs à dix ans atteint 8,4%, un plus haut depuis au moins 1998.

22 avril L’office européen des statistiques révèle que le déficit public grec est plus élevé que prévu, et Moody’s dégrade à nouveau sa note de la dette souveraine.

L’annonce déclenche une baisse des bourses des pays européens les plus endettés.

Le rendement des emprunts à deux ans s’envole de 4% à 12,26%.

23 avril: Le Premier ministre grec George Papandréou demande l’activation du plan d’aide de l’UE et du FMI.

Vincent Chauvet pour le service français, édité par Nicolas Delame

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