February 13, 2012 / 8:03 AM / 7 years ago

France-Un rapport prône la prolongation des centrales nucléaires

PARIS, 13 février (Reuters) - Le coût de l’électricité va augmenter au cours des prochaines décennies quelle que soit la politique énergétique adoptée en France mais le nucléaire restera l’option la moins coûteuse, surtout si la durée de vie des centrales est prolongée jusqu’à 60 ans, selon un rapport publié lundi.

Le gouvernement avait commandé en octobre dernier ce rapport, dans un contexte où l’énergie nucléaire provoque de nombreux débats notamment nourris par la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon et la campagne pour l’élection présidentielle en France avant le premier tour du 22 avril.

A l’horizon 2030, le consommateur paiera plus cher sa facture d’électricité, notamment si celle-ci est issue des énergies renouvelables, d’après les scénarios étudiés par la Commission Energie 2050 à la demande du gouvernement.

Le développement massif des énergies renouvelables augmenterait de 50 à 100% le coût de production de l’électricité, selon ce rapport présenté lundi par le ministre de l’Energie Eric Besson.

“La structure des coûts que l’on peut envisager en 2030 maintient un avantage pour l’option nucléaire”, dit ce rapport qui préconise le prolongement de la durée de vie des réacteurs français aussi longtemps que l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) le permettra.

En 2050, l’ensemble des 58 réacteurs du parc nucléaire français auront atteint 40 années de mise en service, pour lesquelles l’ASN a donné son accord de principe.

Dans l’un des scénarios développés par le rapport, la France pourrait choisir d’accélérer le passage aux réacteurs de troisième génération (EPR) pour remplacer les centrales qui atteindraient 40 ans et devrait dans ce cas construire au moins deux EPR par an pendant 10 ans

Cependant, le scénario le moins coûteux selon Energie 2050 serait de prolonger la vie du parc nucléaire jusqu’à la sixième visite décennale, soit 60 ans, sous réserve d’une autorisation de l’ASN. L’opérateur des centrales françaises EDF s’est déjà prononcé en faveur de cette durée de vie.

La fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), symbole de la contestation anti-nucléaire, constituerait un manque à gagner de 190 millions d’euros par an pour son exploitant EDF, selon le rapport.

Mise en service en 1977, Fessenheim est la plus vieille centrale du parc français tandis que celle de Civaux (Vienne), mise en service en 1999 est la plus récente, selon les données fournies par EDF.

Eric Besson avait partiellement révélé dimanche les conclusions de ce rapport, affirmant clairement que la prolongation de la durée de vie des centrales était l’option préférée du gouvernement. (voir )

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, favori des sondages, a prévu dans son programme de fermer Fessenheim et de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité française à l’horizon 2020. (Muriel Boselli et Marion Douet, édité par Yves Clarisse)

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