December 19, 2019 / 12:18 PM / 6 months ago

GB-La Banque d'Angleterre ne modifie pas sa politique monétaire

LONDRES, 19 décembre (Reuters) - La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, une décision sans surprise, en expliquant qu’il était encore trop tôt pour mesurer l’impact de la victoire électorale du Premier ministre, Boris Johnson.

Le taux directeur de la banque centrale britannique reste fixé à 0,75%, comme attendu par les 69 économistes interrogés par Reuters.

Deux des neuf membres du Comité de politique monétaire (MPC) ont voté en faveur d’une baisse de taux, comme le mois dernier, en arguant des risques de dégradation du marché du travail. Mais le MPC est resté majoritairement favorable à une approche attentiste.

“Il n’y a pour l’instant aucun élément permettant de mesurer dans quelle mesure les incertitudes politiques chez les entreprises et les ménages ont diminué après l’évolution récente de la situation politique intérieure”, déclare la BoE dans un communiqué.

La large victoire remportée par le Parti conservateur aux législatives du 12 décembre permet à Boris Johnson d’envisager la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier et l’ouverture d’une période de transition qui, selon la BoE, pourrait limiter l’incertitude économique.

De nombreux observateurs regardent toutefois déjà vers la fin 2020, lorsque de nouvelles barrières douanières risquent de freiner les exportations britanniques si Londres ne parvient pas à conclure à temps un accord commercial avec l’Union européenne.

La BoE estime pour l’instant que la croissance économique devrait se redresser début 2020 grâce au recul de l’incertitude liée au Brexit, à la hausse de la dépense publique et à la reprise de la croissance mondiale.

“Si la croissance mondiale ne parvient pas à se stabiliser ou si les incertitudes du Brexit restent ancrées, la politique monétaire pourrait devoir renforcer la reprise attendue de la croissance du PIB et de l’inflation au Royaume-Uni”, explique la banque centrale dans un communiqué.

Au-delà, ajoute-t-elle, la BoE pourrait au contraire devoir procéder à des hausses de taux “graduelles et d’une ampleur limitée” si ces risques ne se matérialisent pas et si la croissance est conforme aux attentes.

Le mois dernier, la BoE a dit tabler sur une croissance de 1,2% du produit intérieur brut (PIB) britannique en 2020, ce qui serait sa plus faible performance depuis la crise financière mondiale.

Jeudi, elle a abaissé sa prévision de croissance pour les trois derniers mois de 2019 à 0,1% contre 0,2%.

William Schomberg et David Milliken, version française Marc Angrand

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