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Sociétés

Il faut moins de pauvres, pas moins de riches, dit Luc Chatel

PARIS, 18 mars (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a défendu mercredi le dispositif du bouclier fiscal, qui plafonne l’impôt des hauts revenus, par la nécessité qu’il y ait en France moins de pauvres et non pas moins de riches.

“Notre philosophie, ce n’est pas qu’en France il y ait moins de riches, c’est qu’il y ait moins de pauvres. C’est d’attirer des gens qui ont des capitaux dans nos entreprises et nos industries”, a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

“On souffre trop en ce moment, dans le cadre des restructurations industrielles, de groupes qui sont pilotés par des fonds de pension (...) pour ne pas favoriser l’implantation d’entreprises familiales, et donc de personnes qui investissent”, a-t-il ajouté.

Luc Chatel a estimé d’autre part que le gouvernement avait “mis fin à une grande hypocrisie” en plafonnant les niches fiscales, qui faisaient qu’en France “on pouvait avoir un gros patrimoine et ne pas payer d’impôt”.

Il a indiqué que Nicolas Sarkozy était revenu sur le sujet lors du conseil des ministres en déclarant, comme la veille lors d’un déplacement dans le Doubs, qu’il n’avait pas été élu pour augmenter les impôts et que l’Allemagne avait inscrit l’équivalent du bouclier fiscal dans sa constitution.

“Si aujourd’hui la France a un tissu de PMI moins dense que l’Allemagne, c’est sans doute parce qu’il manque ce capitalisme familial qui a été trop souvent découragé par la fiscalité en France”, a encore dit Luc Chatel. (Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser)

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