September 11, 2011 / 4:02 PM / 8 years ago

LEAD 1-Un défaut de la Grèce pas tabou - ministre allemand

* Il n’y a plus de tabous pour stabiliser l’euro

* L’Allemagne étudie l’impact d’un éventuel défaut grec-presse

* L’euro peut s’effondrer avec la crise de la dette-Fischer

(actualisé avec déclarations d’autres responsables allemands)

BERLIN, 11 septembre (Reuters) - Une mise en faillite bien ordonnée de la Grève n’est plus un sujet tabou, déclare Philipp Rösler, ministre de l’Economie allemand et chef de file des libéraux du FDP, partenaire de la CDU d’Angela Merkel au sein de la coalition au pouvoir à Berlin.

Cette prise de position intervient au lendemain de la publication par le magazine Der Spiegel d’un article disant que le ministre des Finances allemand étudiait l’impact potentiel d’un défaut de la Grèce, imaginant plusieurs scénarios dont l’abandon de l’euro par Athènes.

Et, signe que la persistance de la crise de la dette inquiète profondément en Allemagne, l’ancien ministres des Affaires étrangères Joska Fischer a déclaré que l’euro pourrait s’effondrer sous le poids de la crise.

Le fait que les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 n’aient fait aucune annonce nouvelle vendredi à part celle disant qu’ils répondaient de façon forte et coordonnée aux défis posés par le ralentissement de la croissance, les déficits publics et les dettes souveraines, ne devraient pas dissiper les craintes existant en Allemagne et ailleurs en Europe. (voir [ID:nLDE7880JA])

Le ministre des Finances slovaque Ivan Miklos a déclaré dimanche qu’un défaut d’un des membres de la zone euro comporterait des risques de contagion, tout en ajoutant que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) devrait créer les conditions pour limiter ces risques.

Le Premier ministre grec George Papandreou a réaffirmé samedi sa détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir un défaut de paiement de la Grèce et assurer son maintien dans la zone euro. [ID:nLDE78905T]

Comme pour étayer les propos du George Papandreou, le ministre des Finances grec a annoncé une nouvelle taxe immobilière dont les recettes sont censées combler un trou dans le budget 2011.

UNE FAILLITE ORDONNEE DE LA GRECE DOIT ETRE POSSIBLE

“Pour stabiliser l’euro, il ne peut plus y avoir de tabous. Cela doit inclure, si nécessaire, une faillite bien ordonnée de la Grèce si les instruments nécessaires (à cette fin) sont disponibles”, déclare Philipp Rösler dans une tribune publiée dimanche par le journal Die Welt.

Il demande également à ce que des sanctions automatiques soient imposées aux pays endettés n’ayant pas honoré leurs engagements.

“Si les règles ne sont pas respectées, il faut qu’il y ait des sanctions sévères (...) et si ces violations se multiplient, une suspension temporaire des droits de vote au sein de Conseil des ministres de l’Union européenne ne devrait pas être un tabou.”

La CSU, parti frère de la CDU en Bavière, également membre de la coalition au pouvoir à Berlin, veut de son côté menacer les pays trop endettés d’une éjection de la zone euro, selon un document obtenu samedi par Reuters.

Aux Pays-Bas, autre pays adepte d’une ligne dure vis-à-vis des membres de la zone euro ayant d’importants déficits, une majorité de la population soutient la proposition du Premier ministre Mark Rutte de désigner un “monsieur budget” de l’Union européenne, qui aurait le pouvoir de sanctionner les pays qui ne respectent pas les règles.

Selon le Spiegel, que la Grèce reste ou non dans la zone euro, les responsables allemands sont d’avis que le FESF jouera un rôle clef dans la gestion d’un éventuel défau du pays.

La magazine ajoute que le FESF devrait être équipé le plus vite possible des nouveaux pouvoirs qui avaient définis par les drigeants européens le 21 juillet dernier.

Un porte-parole du ministère des Finances a refusé de commenter l’article du Spiegel, tout en disant que Berlin travaillait à la mise en place de l’accord du 21 juillet, facteur de divisions en Allemagne.

“La situation en Europe n’a jamais été sérieuse. Jusqu’à présent, je ne pensais pas que l’euro pouvait échouer mais si le choses continuent comme cela, alors il va s’effondrer”, déclare Joschka Fischer dans le journal Bild am Sonntag.

Madeline Chambers, Benoit Van Overstraeten pour le service français

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