August 16, 2011 / 4:04 PM / 7 years ago

Accord entre la Finlande et la Grèce sur un collatéral aux prêts

HELSINKI, 16 août (Reuters) - La Finlande est parvenue à un accord avec la Grèce concernant le collatéral attaché aux prêts consentis par Helsinki à Athènes, ce qui devrait faciliter la mise en place d’une aide du pays nordique au pays le plus endetté de la zone euro.

La mise en place d’un collatéral - des actifs déposés en garantie lors d’un emprunt - à ses prêts était une condition sine qua non pour que la Finlande accepte de participer au plan d’aide à la Grèce.

La coopération du pays à ce plan est considérée comme importante, non pas en raison de la taille de sa participation mais parce qu’il s’agit de l’un des six membres de la zone euro à bénéficier d’une note “AAA”, la plus élevée possible.

La ministre des Finances Jutta Urpilainen a précisé que la taille du collatéral n’avait pas encore été définie, ajoutant qu’elle entendait soumettre pour approbation le programme aux autres pays de la zone euro cette semaine.

“La Grèce ferait un dépôt en liquide en Finlande et celui-ci serait investi. Avec les intérêts, la somme serait comparable à la partie finlandaise des prêts que la Grèce recevra du FESF (Fonds européen de stabilité financière)”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

Cette dernière a réaffirmé l’opposition de la Finlande à la création d’euro-obligations alors qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se réunissent pour évoquer les moyens de renforcer la gouvernance de la zone euro au moment où les marchés font pression pour une plus grande intégration budgétaire afin d’éviter une désintégration de la monnaie unique. (voir [ID:nLDE77F0LP]).

“Chaque pays est responsable de sa propre dette aujourd’hui et demain, donc il n’y a pas de changement dans notre position à ce sujet. Nous resterons critiques à l’égard des eurobonds, par exemple”, a dit Jutta Urpilainen.

Le 21 juillet dernier, les pays de la zone euro ont mis au point un deuxième plan d’aide pour la Grèce, qui représentera 159 milliards d’euros, dont un tiers - 50 milliards - sera issu d’une contribution volontaire du secteur privé via des opérations d’échange d’obligations (37 milliards) et de rachats de titres (12,7 milliards).

Jussi Rosendahl, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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