May 11, 2011 / 8:40 AM / 8 years ago

La Grèce privatisera tous azimuts pour obtenir de l'aide-presse

ATHENES, 11 mai (Reuters) - La Grèce est proche d’un accord pour des prêts supplémentaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international qui atteindraient 50 à 60 milliards d’euros en échange de privatisations importantes, rapporte la presse grecque de mercredi.

A Londres, le coût d’assurance de la dette grecque contre un défaut était en baisse mercredi après ces informations.

“La Grèce devrait signer un nouveau mémorandum avec la troïka (UE/FMI/BCE) pour assurer la poursuite de son financement avec environ 60 milliards d’euros, en plus du plan de 110 milliards d’euros en cours”, rapporte le quotidien Ta Nea.

“Le nouveau prêt, s’il est approuvé, couvrira les besoins de 2012, soit environ 27 milliards d’euros, et ceux de 2013 qui sont estimés à environ 32 milliards d’euros”, écrit Ta Nea.

En contrepartie, la Grèce devrait organiser un très important programme de privatisations, précise le journal, qui cite des sources de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Il ne donne pas plus de détails.

Selon le quotidien financier Imerisia, la Grèce est proche d’un accord sur un nouveau prêt de 50 milliards d’euros qui sera garanti par divers actifs dont des biens immobiliers.

Le mois dernier, le gouvernement socialiste de George Papandréou avait annoncé un plan visant à lever 50 milliards d’euros d’ici 2015 d’euros à partir de privatisations.

La société de services aux collectivités PPC (DEHr.AT), l’opérateur télécoms OTE (OTEr.AT) et l’ATEbank AGBr.AT ont été citées récemment parmi les candidats potentiels pour une privatisation. (Voir [ID:nLDE73E0XU])

Avec des coûts d’emprunt à un niveau prohibitif, le pays surendetté ne devrait pas pouvoir revenir sur le marché obligataire l’an prochain comme cela était prévu dans le cadre du plan d’aide actuel et aura besoin d’un plan B pour assurer les remboursements qui viennent à échéance.

Mardi, la Grèce a démenti des informations selon lesquelles elle discuterait d’une nouvelle offre de 60 milliards d’euros, tandis que les marchés craignent toujours une restructuration de la dette.

Les responsables de la zone euro doivent débattre de la crise grecque la semaine prochaine, mais aucune décision ne sera prise, a souligné mercredi le secrétaire d’Etat allemand aux Finances Jörg Asmussen qui s’est refusé à confondre crise de la dette souveraine dans certains pays européens et crise de l’euro.

Mardi, la ministre française des Finances Christine Lagarde a également indiqué qu’aucune décision n’avait été prise sur le montant d’une éventuelle aide supplémentaire, mais qu’une restructuration était hors de question.

A Londres, le Credit default swaps (CDS) sur la dette grecque à cinq ans reculait de 28 points de base à 1.285 points en matinée, selon la société Markit. Cela signifie qu’il en coûte 1,285 million d’euros pour se protéger d’une exposition de 10 millions d’euros aux obligations grecques.

Georges Georgiopoulos, William James et Brian Rohan, Danielle Rouquié pôur le service français, édité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below