April 15, 2011 / 2:34 PM / in 8 years

AVANT-PAPIER Une percée eurosceptique en Finlande dimanche ?

* Élection indécise ,selon un dernier sondage

* Possible percée d’un parti eurosceptique

* La question de l’aide au Portugal est posée

par Ritsuko Ando HELSINKI, 15 avril (Reuters) - La probable percée d’un parti eurosceptique, dimanche en Finlande lors des élections législatives, pourrait placer le pays scandinave dans une position délicate vis-à-vis de ses partenaires européens, estiment les analystes.

Le parti en question, Les Vrais Finlandais, est crédité de 15,14% d’intentions de vote, selon une enquête publiée jeudi par la télévision publique YLE.

Populiste, anti-immigration et eurosceptique, cette formation n’avait recueilli que 4,1% des voix lors des précédentes élections législatives, en 2007.

Quatre ans plus tard, la voilà potentiellement en position de faire son entrée dans un gouvernement de coalition.

Mais le chemin risque d’être encore long pour Les Vrais Finlandais. Car, selon le sondage rendu public jeudi, il est probable que le Parti de la Coalition nationale (droite) remporte le scrutin.

Crédité de 21,2% des intentions de vote, ce parti europhile conduit par l’actuel ministre des Finances, Jyrki Katainen, devrait, selon toute probabilité, mener les négociations en vue de former le futur gouvernement, ce qui exclurait de fait, la formation eurosceptique,

“Au vu des résultats des derniers sondages, il y a de grandes chances que la coalition actuellement au pouvoir soit en mesure de conserver sa majorité au parlement”, estime un économiste en chef chez Sampo Bank, Pasi Kuoppamaki.

“TROP SERRÉ POUR SE PRONONCER”

Prié d’imaginer un scénario dans lequel Les Vrais Finlandais feraient leur entrée au gouvernement, cet analyste concède que les marchés financiers pourraient mal accueillir la chose.

“D’une manière quasi certaine, les marchés financiers seraient effrayés et le coût du financement des pays très endettés augmenterait de manière significative.”

L’éventuelle participation des Vrais Finlandais à un gouvernement de coalition inquiète en outre les autres pays de la zone euro car cette formation s’oppose à tout plan de sauvetage du Portugal.

Dans une moindre mesure, les Sociaux-démocrates (gauche), qui arrivent en troisième position du dernier sondage de la YLE, partagent aussi cet avis, ainsi que l’opposition à une augmentation de la capacité effective du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Le débat sera certainement arbitré par le Parti du Centre (droite) du Premier ministre, Mari Kiviniemi, deuxième de ce sondage avec 18,6% d’intentions de vote, au coude à coude avec les Sociaux-démocrates.

“Ceux qui sont contre l’idée d’une aide au Portugal ou contre l’augmentation de la capacité effective du FESF représentent 48% des intentions de vote, contre 52% pour les autres, ce qui signifie que c’est trop serré pour se prononcer”, a estimé un proche conseiller de Jyrki Katainen, Martti Salmi.

“Ce que ces sondages nous disent c’est ceci: c’est une mauvaise idée d’aider le Portugal et c’était une mauvaise idée d’aider la Grèce, on devrait les laisser faire faillite”. (Olivier Guillemain pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below