March 17, 2011 / 12:56 PM / 8 years ago

La sécurité nucléaire mise en cause au Japon en 2008 /WikiLeaks

PEKIN, 17 mars (Reuters) - Un parlementaire japonais a déclaré en octobre 2008 que les compagnies d’électricité de son pays dissimulaient des problèmes de sécurité nucléaire et que le gouvernement était peu exigeant avec elles en matière d’engagements sur les énergies renouvelables.

Le député Taro Kono, défenseur des énergies renouvelables qui a brigué sans succès la présidence du Parti libéral démocrate (PLD), a fait cette déclaration à des responsables américains en visite dans l’archipel, selon des câbles diplomatiques américains diffusés par WikiLeaks.

Le parlementaire a également dit que le Japon ne détenait aucune solution pour le stockage des déchets nucléaires et s’est demandé s’il existait le moindre lieu adapté à cette fonction au “pays des volcans”.

Taro Kono n’était pas joignable dans l’immédiat.

Tepco 95901.T, l’opérateur privé de la centrale de Fukushima-Daiichi qui est au coeur de la crise nucléaire en cours, a une histoire controversée dans un secteur industriel éclaboussé par les scandales.

Cinq responsables de Tepco avaient démissionné en 2002 pour falsification présumée de documents concernant la sécurité nucléaire et cinq réacteurs avaient dû être arrêtés.

En 2006, le gouvernement avait ordonné à Tepco de vérifier des données antérieures après la découverte d’une falsification des températures de liquides de refroidissement à sa centrale de Fukushima-Daiichi en 1985 et en 1988. Les informations falsifiées auraient été utilisées pour des inspections obligatoires effectuées à la centrale jusqu’en octobre 2005.

Par ailleurs, selon d’autres câbles envoyés à Washington par l’ambassade des Etats-Unis à Vienne, des diplomates américains ont vivement mis en cause voici 18 mois la compétence du responsable japonais des questions de sécurité à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), tout particulièrement à propos du secteur nucléaire nippon.

Les auteurs de ces câbles auxquels a eu accès Reuters mettent directement en cause Tomihiro Taniguchi, qui était chargé de la sécurité à l’AIEA jusqu’à l’an dernier.

“Au cours des dix dernières années, le département a terriblement souffert de la médiocre gestion et des faibles qualités de dirigeant (du directeur général adjoint) Taniguchi”, dit un câble daté du 1er décembre 2009.

“Taniguchi est un mauvais directeur, en particulier pour ce qui est de faire face aux pratiques du Japon en matière de sécurité, et il est particulièrement décevant pour les Etats-Unis en raison de ses méthodes de beau-fils mal-aimé à la tête du Bureau de la sécurité nucléaire”, dit un autre câble envoyé le 7 juillet 2009. (Tom Miles, Philippe Bas-Rabérin pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below