December 5, 2010 / 3:24 PM / 9 years ago

Il faudrait augmenter les fonds du mécanisme de crise / Reynders

BRUXELLES, 5 décembre (Reuters) - Le mécanisme européen de gestion des crises doit pouvoir bénéficier de plus de fonds qu’il n’en dispose actuellement et une augmentation pourrait se faire avant 2013, a déclaré samedi le ministre des Finances belge Didier Reynders.

L’Union européenne a décidé dimanche dernier de pérenniser après 2013 le mécanisme permanent de gestion des crises, qui comportera une participation progressive du secteur privé. (Voir [ID:nLDE6AROIS])

Le MES (Mécanisme européen de stabilité) entrera en vigueur en 2013 et se substituera à l’actuel Fonds européen de stabilité financière (FESF).

En comptant notamment l’apport du Fonds monétaire international (FMI), une enveloppe totale de 750 milliards d’euros avait pu être dégagée en mai dernier.

“Nous devons augmenter le montant total d’argent du mécanisme permanent qui vient en 2013; je ne réclame pas une telle augmentation tout de suite”, a dit Didier Reynders, en marge d’une conférence.

“(Mais) si nous décidons (cette augmentation) dans les semaines ou les mois qui viennent, pourquoi ne pas l’appliquer immédiatement à la facilité en cours?”

La Belgique occupe la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’à la fin de l’année.

L’idée d’abonder encore ce mécanisme, à laquelle est favorable par exemple le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, n’est toutefois pas du goût de tout le monde, et en particulier de l’Allemagne, qui avait déjà trouvé à redire à la mise en place du FESF.

De fait, une porte-parole du ministère des Finances allemand a réagi aux propos de Reynders en déclarant que Berlin ne voyait aucune utilité à augmenter la taille du mécanisme.

Didier Reynders a dit que le principe d’une telle augmentation ferait peut-être son chemin au sein du FMI. “Le FMI est en faveur d’un mécanisme plus large... et il est prêt à suivre la procédure si nous nous décidons en Europe”, a dit le ministre.

De fait, les finances de l’actuel FESF seraient mises à mal s’il lui fallait porter secours au Portugal et à l’Espagne, après avoir déjà versé 85 milliards d’euros pour l’Irlande.

Justyna Pawlak, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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