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Sociétés

ENCADRE Une île de Seychelles au coeur du dossier Bettencourt

PARIS, 1er juillet (Reuters) - Une île des Seychelles, moyen d'évasion fiscale, est au coeur de l'affaire politico-judiciaire visant Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal OREP.PA, et ses dons au photographe François-Marie Banier.

Les transcriptions de conversations entre la milliardaire et son gestionnaire de fortune enregistrées clandestinement en 2009 font apparaître que Liliane Bettencourt a été propriétaire de cette île de 1,5 km2, via une fondation au Liechtenstein.

Dans des fragments de conversations encore non publiés, dont Reuters a eu connaissance, ce gestionnaire, Patrice de Maistre, évoque le fait que la propriété de l’île d’Arros, d’une valeur de plusieurs centaines de millions d’euros, a par la suite été transférée à François-Marie Banier.

Dans une autre conversation enregistrée entre Patrice de Maistre, François-Marie Banier et Liliane Bettencourt, il est question de sommes de plusieurs dizaines de millions d’euros attribuées au photographe pour l’entretien de l’île et non utilisées à cette fin.

Le parquet de Nanterre a indiqué la semaine dernière avoir transmis début 2009 au ministère du Budget des éléments écrits concernant François-Marie Banier, où l’île d’Arros était mentionnée. Le fisc n’a semble-t-il engagé aucune poursuite et aucun redressement concernant Liliane Bettencourt.

L’ancien ministre du Budget Eric Woerth a expliqué dimanche dernier qu’un contrôle fiscal avait en revanche été engagé contre François-Marie Banier, mais on ignore sur quels éléments de son patrimoine et quelle somme a été demandée par les impôts en pénalité. (Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse)

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