April 2, 2010 / 7:33 AM / 9 years ago

Le FMI a nourri la crise en Europe de l'est /Responsable tchèque

VIENNE, 2 avril (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a alimenté la crise économique en Europe de l’est et centrale en 2009, créant une situation qui aboutirait à ce qu’on sollicite son aide, a déclaré le vice-gouverneur de la banque centrale tchèque.

Le Fonds, qui a piloté le sauvetage de la Hongrie, de la Lettonie, de l’Ukraine et de la Roumanie, a mal interprété les données afin de se donner une tâche à accomplir, a dit Mojmir Hampl, dans un entretien publié vendredi par le quotidien autrichien Der Standard.

“Ce qui est ridicule, c’est que c’est le FMI, entre tous, qui a accéléré la crise”, dit Mojmir Hampl. “C’était apparemment une tentative pour déclencher le renflouement de toute une région du monde”.

“Avant cette crise, (le FMI) n’avait pratiquement aucun client; avec cette crise, et sous la tutelle de Dominique Strauss-Kahn, le Fonds s’est trouvé un nouveau job et a récolté plus de fonds”.

Mojmir Hampl explique que le FMI, entre autres organismes, a mis en avant des données qui exagéraient l’exposition de banques d’Europe occidentale à la région parce qu’elles passaient outre le fait que les prêts des filiales locales de ces banques étaient dans une large mesure couverts par les dépôts locaux.

“Cette mauvaise interprétation du FMI fut particulièrement déplaisante et il a dû corriger le tir après que nous sommes intervenus”, observe le banquier central.

Mojmir Hampl a par ailleurs réaffirmé la position de sa banque centrale suivant laquelle rien ne presse pour ce qui concerne de rejoindre l’euro, tant du côté tchèque que du côté des pays membres de la zone euro.

“La demande de nouveaux membres de la zone euro a chuté pendant la crise. La décision pour l’Estonie montrera la voie à suivre; ça risque d’être plus compliqué que pour la Slovénie et la Slovaquie”, dit encore Mojmir Hampl.

Pour lui, intégrer l’euro ne présente aucune garantie de stabilité pour les pays d’Europe de l’est et centrale. “Certains pensent que dès qu’ils auront rejoint l’euro, ils pourront à nouveau respirer librement; c’est comme ça qu’on aboutit à la situation grecque”, énonce-t-il.

“Les pères fondateurs de l’euro pensaient qu’il y aurait une accélération des réformes structurelles; l’exemple grec montre que le contraire est vrai”.

Boris Groendahl, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Gwénaëlle Barzic

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