February 23, 2010 / 5:41 PM / 10 years ago

France - Emotion après l'expulsion d'une Marocaine sans papiers

ORLEANS, 23 février (Reuters) - La préfecture du Loiret a justifié mardi l’expulsion de Najlae Lhimer, une lycéenne marocaine sans papiers dont le sort provoque la colère du Réseau éducation sans frontières (RESF) et de nombreux parlementaires.

La jeune femme, présente en France depuis 2005, s’était rendue vendredi dernier à la gendarmerie de Château-Renard, son lieu de résidence. Elle accusait son frère de violences physiques.

“Madame Lhimer Najlae n’a pas été interpellée alors qu’elle venait déposer plainte pour violences”, affirment les services préfectoraux dans un communiqué transmis aux médias.

La jeune femme, en possession d’une interruption temporaire de travail de huit jours, se serait présentée à la gendarmerie pour “être accompagnée au domicile de son frère pour y récupérer ses affaires et ses documents d’identité”, écrit la préfecture.

“A cette occasion, les gendarmes ont remis à madame Lhimer Najlae une convocation officielle pour le vendredi 19 février 2010 à 15h précisant son objet : examen de sa situation administrative au regard du droit au séjour”, poursuit-elle, insistant sur le fait que la jeune femme “ne s’est pas opposée à la mesure prise”.

Depuis son expulsion vers le Maroc, la situation de Najlae Lhimer est dénoncée par RESF, dont les militants assurent l’accompagnement à Casablanca.

“Najlae avait le droit de la justice pour les violences subies, elle avait le droit de contester le refus de séjour du préfet devant la tribunal administratif”, écrit RESF Loiret dans un communiqué. “En précipitant son expulsion, le préfet lui a volé ces droits”.

RESF affirme également que la jeune femme était bien présente à la gendarmerie pour y déposer plainte, ce que nie la préfecture.

Plusieurs parlementaires de l’opposition, dont Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du Loiret, sont intervenus auprès des ministres Éric Besson (Immigration), Brice Hortefeux (Intérieur), Nadine Morano (Famille) et Luc Chatel (Education nationale) pour leur demander que la lycéenne soit autorisée à revenir sur le sol français. (Mourad Guichard, édité par Yves Clarisse)

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