January 24, 2010 / 7:22 PM / 9 years ago

Reykjavik cherche une médiation internationale sur Icesave/média

REYKJAVIK, 24 janvier (Reuters) - Les autorités islandaises ont contacté plusieurs gouvernements en vue d’assurer une médiation à propos de la dette de 3,5 milliards d’euros que doit l’Islande à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas après l’effondrement de la banque en ligne Icesave, ont rapporté dimanche certains médias de l’île.

La deuxième chaîne de télévision islandaise rapporte que la Norvège est le candidat le plus vraisemblable pour un tel rôle de médiation. Oslo compatit aux problèmes financiers très sérieux de l’Islande et a déjà joué le rôle d’intermédiaire entre Londres et Reykjavik dans les années 1970 pendant les “guerres de la morue”, qui portaient sur les droits de pêche.

Mais à Oslo, le ministère norvégien des Affaires étrangères indiquait dimanche que la Norvège n’avait pas été approchée en vue d’un tel rôle. Nul n’était joignable au ministère islandais des Affaires étrangères.

L’Islande doit 3,5 milliards d’euros du fait de la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées vers les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Le parlement islandais a adopté ce mois-ci une loi consacrant le fait que l’Etat islandais était garant de cette dette et devait la rembourser, mais le président islandais a refusé de la signer.

De ce fait, un référendum doit avoir lieu le 6 mars en Islande sur la loi portant sur la dette d’Icesave. Mais le gouvernement islandais, de son côté, envisage la possibilité de retirer le projet de loi sujet à controverse et de convaindre Londres et les Pays-Bas de revenir à la table des négociations pour trouver un nouvel accord.

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont d’ores et déjà dédommagé les épargnants spoliés par la faillite d’Icesave et ils se tournent aujourd’hui vers Reykjavik pour récupérer à leur tour cette somme. Le projet de règlement, cependant, suscite une vive opposition dans l’opinion publique islandaise.

Au vu des sondages, le projet de loi Icesave devrait être rejeté le 6 mars par la population. Si tel est bien le cas, le parlement en reviendra à une version antérieure du texte de loi, qui avait été rejeté par les gouvernements britannique et néerlandais du fait des restrictions qu’elle impose aux remboursements. (Omar Valdimarsson et Nick Vinocur, version française Eric Faye)

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