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Sociétés

USA-Evans (Fed) déplore la fin de fonds de soutien du Trésor, Mnuchin insiste

WASHINGTON, 20 novembre (Reuters) - Le président de la Réserve fédérale de Chicago, Charles Evans, s’est déclaré déçu vendredi par la décision du secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, de mettre fin à plusieurs des principaux programmes de crédits à l’économie.

“Je pense que ce rôle de soutien peut être assez important pendant un certain temps, c’est donc décevant”, a déclaré Charles Evans dans une interview sur CNBC.

“La propagation du virus est en augmentation et il y a donc des risques (...) Il serait bon d’avoir plus de soutien venant de toutes les directions.”

Dans un courrier adressé jeudi au président de la Fed, Jerome Powell, Steven Mnuchin a réclamé la restitution de 455 milliards de dollars alloués au Trésor dans le cadre du CARES Act adopté au printemps afin de soutenir l’économie, une décision qu’a déploré la banque centrale plus tard dans un communiqué

Le patron de la Fed de Chicago a dit s’attendre à ce que des discussions se poursuivent entre Jerome Powell et le Trésor.

Steven Mnuchin a défendu vendredi sa décision, réaffirmant que le Congrès devrait plutôt utiliser les fonds concernés pour aider les petites entreprises américaines par le biais de subventions.

“Le but de cette loi était très claire, les fonds vont expirer, utilisons cet argent pour aider les petites entreprises qui en ont besoin”, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le chef de cabinet de la Maison Blanche, Mark Meadows, allait s’entretenir avec les dirigeants républicains du Congrès plus tard dans le journée pour dans le but de trouver un consensus sur de nouvelles mesures de relance budgétaire.

Concernant les achats d’obligations d’Etat par la Fed, Charles Evans a déclaré que les 120 milliards de dollars d’achats mensuels de la Fed apportaient “un soutien énorme” à l’économie.

Ce dispositif peut être amélioré si nécessaire, a-t-il ajouté, par exemple en l’étendant à des obligations à maturité plus longue ou en augmentant son montant. Il a toutefois signalé qu’il fallait attendre le printemps pour évaluer avec précision les besoins de l’économie. (Ann Saphir avec Andrea Shalal et David Lawder à Washington, version française Laetitia Volga, édité par Marc Angrand)

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