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Sociétés

LEAD 1-France-L'onde du coronavirus met le système électrique sous tension

(Actualisé avec précisions sur les projections de RTE)

PARIS, 19 novembre (Reuters) - La France aura davantage de difficultés à satisfaire ses besoins en électricité à la fin de l’hiver prochain que lors des années précédentes en raison de la baisse de disponibilité de son parc nucléaire liée au coronavirus, selon les nouvelles projections du gestionnaire des lignes à haute tension RTE publiées jeudi.

Dans le contexte de la crise sanitaire, qui a perturbé les travaux au sein des centrales d’EDF, RTE prévoit que le risque de difficultés d’approvisionnement sera “sensiblement plus élevé que les années passées” en février et début mars car 13 des 56 réacteurs en activité du parc français seront à l’arrêt à la fin février, contre deux à quatre à la même période au cours des années précédentes.

Le risque sera cependant “significativement réduit” en décembre par rapport aux prévisions initiales, grâce à une meilleure disponibilité du parc nucléaire et à des conditions météorologiques conformes aux normales de saison, et “de même nature” que lors des dernières années au mois de janvier 2021.

RTE souligne dans le même temps que la situation de l’approvisionnement électrique de la France, bien que nécessitant toujours une “vigilance particulière”, semble globalement “plus favorable qu’anticipé au printemps”.

“Des incertitudes demeurent (...) sur les mois de janvier et février : avec des températures comprises entre 2° et 7°C en-dessous des normales de saison sur plusieurs jours consécutifs, la France pourrait connaître des difficultés d’approvisionnement en électricité”, a également précisé l’entreprise.

RTE a rappelé que, si tel était le cas, il disposerait de plusieurs leviers pour faire diminuer la demande, parmi lesquels l’arrêt de la consommation d’industriels, une légère baisse de la tension sur le réseau de distribution et, “en tout dernier recours”, l’organisation de coupures “temporaires, anticipées, localisées et tournantes, préservant les consommateurs sensibles”.

La France ne subira toutefois pas cet hiver de “black-out” - c’est-à-dire de coupures involontaires sur l’ensemble du pays -, avait auparavant réaffirmé la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

EDF a confirmé le 13 novembre son objectif d’atteindre en 2020 un niveau de production nucléaire de 325 à 335 térawatts-heure (TWh) en France. Le groupe avait relevé ses prévisions en la matière à deux reprises depuis début juillet après les avoir fortement abaissées au mois d’avril. (Benjamin Mallet, édité par Henri-Pierre André et Jean-Michel Bélot)

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