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Économie

Poursuite du rebond, hausse des "techs", du dollar et du pétrole

PARIS (Reuters) - Les actions européennes ont terminé en hausse mercredi pour la troisième séance d’affilée, toujours portée par l’espoir de voir l’arrivée d’un vaccin contre le coronavirus favoriser la reprise économique.

Les actions européennes ont terminé en hausse mercredi. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,48%. A Londres, le FTSE 100 a pris 1,35% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,4%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,48% (26,24 points) à 5.445,21 points, sa meilleure clôture depuis le 4 mars.

A Londres, le FTSE 100 a pris 1,35% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,4%. L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,72%, le FTSEurofirst 300 de 1,28% et le Stoxx 600 de 1,08%.

Ce dernier affiche désormais huit hausses en neuf séances qui lui ont permis de gagner 13,7% depuis le 29 octobre, un mouvement qui s’est accéléré avec la publication lundi par Pfizer et BioNTech des résultats encourageants de leur candidat vaccin contre le COVID-19, déclencheur d’un vaste mouvement de retour sur les actifs à risque.

Les volumes d’échanges ont toutefois été limités ce mercredi par l’absence d’une partie des investisseurs, la journée étant fériée dans plusieurs pays.

A Wall Street, au moment de la clôture en Europe, les grands indices évoluaient eux aussi dans le vert, le Dow Jones s’adjugeant 0,24% et le Standard & Poor’s 500 0,72% tandis que le Nasdaq Composite prenait 1,56%.

Les technologiques américaines bénéficient en effet d’un rebond après deux séances d’une baisse liée au mouvement de rotation sectorielle en faveur des cycliques traditionnelles comme l’énergie, l’industrie ou les banques: Salesforce (+3,15%), Microsoft (+2,63%) et Apple (+2,21%) figurent dans le peloton de tête du Dow.

VALEURS

En Europe, les meilleures performances sectorielles du jour sont pour les services aux collectivités (“utilities”), dont l’indice Stoxx a pris 2,61%, et l’immobilier (+2,42%), deux compartiments défensifs, autre signe de la remise en cause au moins temporaire du mouvement de rotation sectorielle.

“Même si l’optimisme des marchés reste globalement élevé, certains investisseurs pensent déjà que les mouvements de prix de cette semaine sur les valeurs refuges et les actifs plus risqués étaient trop marqués”, explique Pierre Veyret, analyste d’ActivTrades.

Les grandes foncières françaises n’ont toutefois pas profité de ce mouvement après deux séances d’un rebond spectaculaire, Unibail-Rodamco-Westfield abandonnant 6,28% et Klépierre 7,39%.

Dans l’actualité des résultats, E.ON a pris 1,09% après avoir fait état d’une reprise de la demande plus soutenue que prévu et maintenu ses prévisions 2020.

A la baisse, Alstom a cédé 4,44% au lendemain de la publication de ses résultats semestriels et ABN Amro a perdu 5,56%, victime de la prudence exprimée par ses dirigeants en matière de provisions et de dividendes.

CHANGES

Le dollar amplifie sa progression au fil des heures tandis que le yen recule, la devise japonaise souffrant de son statut de valeur refuge dans le contexte général de regain d’appétit pour le risque tandis que le billet vert profite des espoirs de reprise économique et de la remontée des rendements des bons du Trésor américain.

L’indice mesurant les fluctuations du dollar face à un panier de devises de référence gagne 0,42%.

L’euro retombe vers 1,1750 dollar, pénalisé entre autres par les déclarations de Christine Lagarde qui confortent le scénario d’une augmentation du programme d’achats de la Banque centrale européenne (BCE) le mois prochain.

TAUX

Le discours de la présidente de la BCE a aussi favorisé la baisse des rendements obligataires dans la zone euro: celui du Bund allemand à dix ans a fini la journée en baisse de près de deux points de base pour revenir sous -0,5% et celui des BTP italiens de même échéance a cédé 2,5 points à 0,70%.

Les marchés obligataires américains sont fermés pour le “Veterans Day”.

PÉTROLE

Le marché pétrolier poursuit sa remontée, l’annonce par l’American Petroleum Institute (API) d’une baisse plus forte qu’attendu des stocks de brut aux Etats-Unis ayant amplifié le mouvement haussier lié aux espoirs de reprise de la demande sur fond de progrès des vaccins contre le COVID-19.

Le Brent gagne 1,7% à 44,35 dollars le baril après un pic à 45,3 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,89% à 42,14 dollars.

Selon l’API, les réserves de brut américaines ont diminué de 5,1 millions de barils la semaine dernière, alors que le consensus attendait une baisse de moins d’un million de barils. L’Energy Information Administration (EIA) doit publier ses propres chiffres jeudi.

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