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Sociétés

ENTRETIEN MARCHÉS-La dette privée résiste à la crise-LBPAM

PARIS, 9 novembre (Reuters) - La dette privée prouve sa résilience en ces temps de crise sanitaire et offre aux investisseurs un outil de diversification précieux, dit-on chez La Banque Postale Asset Management (LBPAM).

Cette classe d’actifs, qui comprend le financement de projets liés aux infrastructures, la dette immobilière et les prêts aux petites et moyennes entreprises, présente de nombreux avantages, explique à Reuters René Kassis, directeur des actifs réels et privés pour la société de gestion.

Les fonds de dette privée, qui permettent d’investir dans des actifs réels non cotés reposant sur des biens physiques et de participer aux financement de l’économie réelle, offrent aux investisseurs une prime d’illiquidité bienvenue et une résistance à la volatilité qui caractérise les périodes de crise, dit-il.

“Ce sont des classes d’actifs qui permettent de la diversification et qui apportent une prime de rendement par rapport aux actifs liquides, ce qui est intéressant dans un contexte où les taux sont très bas”, précise-t-il.

“Elles offrent également l’avantage d’être décorrélées par rapport aux évolutions de marché et de présenter peu de volatilité dans un environnement où la volatilité est forte.”

La dette privée est dans l’air du temps également parce qu’elle répond à d’importants besoins de financement et s’adapte parfaitement aux enjeux d’un investissement respectant les critères environnementaux, sociaux de gouvernance (ESG), poursuit René Kassis.

“On traverse avec le COVID une crise dont la magnitude est sans précédent et la promesse que nous avons faite aux investisseurs sur la résilience des actifs réels a été tenue”, dit-il.

LES INVESTISSEURS INSTITUTIONNELS EN PREMIÈRE LIGNE

Le caractère vertueux de l’investissement dans cette classe d’actifs est particulièrement visible dans le secteur des infrastructures, où les thèmes du climat et de la transition énergétique sont très présents, poursuit l’expert de LBPAM.

Ces classes d’actifs se prêtent très bien aux stratégies d’investissement à impact, même si les fonds de dette privée ne peuvent pas encore réglementairement bénéficier d’un label ESG, ajoute-t-il.

Les fonds de dette privée s’adressent en priorité aux investisseurs institutionnels et s’inscrivent ainsi dans la tendance à la désintermédiation qui fait que le financement de l’économie n’est plus assuré exclusivement par les banques, poursuit-il.

“La crise financière avait donné un premier coup d’accélérateur à de nouvelles formes d’intermédiation qui permettent aux investisseurs institutionnels de financer l’économie réelle”, dit-il.

“La crise du COVID donne un deuxième coup d’accélérateur avec des besoins de financement qui sont énormes, avec des initiatives comme le ‘green deal’ européen, et des investisseurs qui sont à la recherche de rendement dans un environnement où les taux sont très bas.”

La forte demande des investisseurs particuliers pour des stratégies responsables et la volonté politique de diversifier le financement de l’économie plaident pour un élargissement de la clientèle des fonds de dette privée et des actifs réels, fait valoir René Kassis.

“Nous nous adressons à des investisseurs institutionnels mais cette classe d’actifs a pour vocation d’intéresser également des particuliers dans le cadre d’une stratégie d’épargne qui ait du sens”, dit-il. (édité par Marc Angrand)

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