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Économie

L'Europe boursière sous le coup de prises de bénéfices

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge vendredi, pénalisées par des prises de bénéfices après avoir enchaîné cinq séances consécutives de hausse.

Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge vendredi. À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,81% vers 09h35 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,99% et à Londres, le FTSE abandonne 0,31%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, l’indice CAC 40 recule de 0,81% à 4.943,86 points vers 09h35 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,99% et à Londres, le FTSE abandonne 0,31%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro se replie de 0,86%, le FTSEurofirst 300 cède 0,59% et le Stoxx 600 lâche 0,57%.

Les Bourses mondiales ont connu un rally alimenté ces derniers jours par l’élection présidentielle américaine dont l’issue encore très incertaine a déjoué le scénario d’une victoire facile du candidat démocrate Joe Biden, une situation que les investisseurs ont su retourner à leur profit en se focalisant sur le recul du risque d’un renforcement de la réglementation en cas de large majorité démocrate.

Ils ont aussi intégré la plus faible probabilité de l’adoption prochaine d’un vaste plan de relance économique, en tablant en contrepartie sur un soutien accru de la Réserve fédérale américaine (Fed), ce qui a favorisé les actifs risqués et pesé sur le dollar.

Jeudi soir, la Fed a laissé sa politique monétaire inchangée et réaffirmé qu’elle ferait le nécessaire pour soutenir la reprise de l’économie, menacée par les retombées de la pandémie de coronavirus.

Les Etats-Unis ont enregistré jeudi plus de 120.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus, soit un record quotidien et une deuxième journée consécutive avec plus de 100.000 infections supplémentaires.

En France, plus de 58.000 personnes ont été diagnostiquées positives jeudi au nouveau coronavirus, ce qui constitue là aussi un record journalier.

VALEURS

La cote européenne est animée en outre par de nombreuses publications de résultats, parmi lesquelles celle du groupe de luxe suisse Richemont qui grimpe de 8,9%, en tête du Stoxx 600, après avoir fait état d’un redressement de ses ventes au troisième trimestre.

Le réassureur Scor (+6,47%) est aussi plébiscité après ses résultats à fin septembre, de même que le groupe de restauration collective Elior à la suite de la publication de résultats annuels préliminaires supérieurs aux attentes.

A contrario, Natixis (-7,26%) souffre de résultats trimestriels inférieurs aux attentes et JCDecaux (-4,34%) est pénalisé par l’annonce d’un nouveau repli organique de son chiffre d’affaires au troisième trimestre.

EN ASIE

Dans la foulée du rally boursier mondial, la Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,91%, à son plus haut niveau depuis novembre 1991.

A contrario, les Bourses chinoises ont été mal orientées, pénalisées par le repli des secteurs de la santé et de la consommation, mais elles signent un gain hebdomadaire alors que la perspective d’une victoire de Joe Biden laisse espérer un apaisement des tensions diplomatiques entre Washington et Pékin.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai a reculé de 0,24% et le CSI 300 a fini quasiment inchangé.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les indices américains préfigurent un repli à l’ouverture vendredi après le rally observé à l’issue de l’élection présidentielle.

Les investisseurs prendront connaissance une heure avant l’ouverture de Wall Street du rapport mensuel sur l’emploi et les salaires aux Etats-Unis, qui pourrait confirmer que la reprise de la première économie du monde montre des signes de faiblesse.

Jeudi, l’indice Dow Jones a gagné 1,95% à 28.390,18 points. Le S&P-500 a pris aussi 1,95%, à 3.510,45 points et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 2,59% à 11.890,93 points.

Cet indice à forte composante technologique a pris quasiment 1.000 points depuis le début de la semaine et se rapproche de son record de clôture du 2 septembre à 12.056,443.

TAUX/CHANGES

Le dollar reprend quelques couleurs après avoir été largement délaissé, pénalisé par l’appétit pour les actifs risqués. Il gagne vendredi 0,1% face à un panier de devises de référence mais accuse encore un repli de près de 1,5% depuis le début de la semaine, ce qui serait son plus fort repli hebdomadaire en près de quatre mois.

Le dollar a aussi souffert de la chute des rendements obligataires américains, la perspective d’un Congrès américain divisé réduisant les anticipations de dépenses publiques et d’émission de dettes.

Le taux des Treasuries à dix ans perd encore plus d’un point de base, à 0,7614% alors qu’il évoluait autour de 0,85% avant l’élection présidentielle américaine de mardi.

Du côté des actifs européens, l’euro évolue en légère hausse, à 1,1835 et le rendement du Bund allemand à dix ans perd un point de base, à -0,645%.

PÉTROLE

Les cours du brut reculent de près de 2%, pénalisés par les craintes pour la demande avec les nouvelles mesures de confinement en Europe et la flambée des cas de contamination par le coronavirus.

Le baril de Brent retombe à 40,28 dollars et celui du brut léger américain à 38,13 dollars.

édité par Patrick Vignal

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