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Sociétés

GESTION-La Fed sous pression pour en faire davantage-Jupiter AM

PARIS, 5 novembre (Reuters) - L’éloignement de la perspective d’un soutien budgétaire massif aux Etats-Unis met la pression sur la Réserve fédérale pour qu’elle assouplisse encore davantage sa politique monétaire, dit-on chez Jupiter Asset Management.

La Fed, dont les annonces de politique monétaire sont attendues pour 19h00 GMT, est confrontée à un exercice délicat puisque les résultats de l’élection présidentielle américaine se font toujours attendre.

Il apparaît cependant que le scénario d’une prise de contrôle du Sénat par les démocrates, qui aurait facilité l’adoption de mesures de relance budgétaire, s’éloigne, dit à Reuters Harry Richards, gérant obligataire pour la société de gestion.

“Les résultats ne sont pas encore clairs mais il est possible que l’ont ait un président démocrate et un Sénat républicain, ce qui veut dire qu’une relance budgétaire serait plus difficile à obtenir”, dit-il.

“La Réserve fédérale devrait mettre davantage de pression sur le gouvernement afin qu’il prenne davantage de mesures de soutien budgétaire mais, si elle n’obtenait pas gain de cause, elle pourrait décider elle-même d’augmenter son soutien monétaire”, dit-il.

Les banques centrales se tournent vers l’exemple de la Banque du Japon, qui est réputée pour être extrêmement accommodante et va jusqu’à acheter des actions, prolonge le gérant.

Acheter des actions ou amplifier ses achats de dette spéculative pourrait poser à la Fed des problèmes réglementaires mais il est possible que la situation ne lui laisse pas le choix, dit-il.

“S’il y avait une forte baisse des actifs risqués, si les mesures de confinement devaient être prolongées et si les taux de défaut se mettaient à grimper, toutes les options seraient sur la table.”

Les investisseurs obligataires s’étaient positionnés pour une “vague bleue”, ce qui explique le net repli des rendements des emprunts d’Etat, selon le gérant, qui prévoit de la volatilité sur les marchés financiers tant que la situation aux Etats-Unis ne sera pas clarifiée.

“Les marchés d’actions sont positifs à court terme parce qu’ils pensent qu’un Congrès divisé rendra plus difficile l’adoption de mesures comme une hausse de la fiscalité mais à plus long terme, la réaction pourrait être plus mesurée parce que les marchés n’aiment pas les incertitudes”, dit-il. (Patrick Vignal, édité par Jean-Michel Bélot)

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