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Économie

Un message fort et un ton pessimiste à attendre de la BCE, selon Allianz Global Investors

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, devrait affirmer fortement sa volonté de prendre des dispositions supplémentaires de soutien monétaire à la fin de l'année à l'issue de la réunion monétaire de l'institut d'émission qui se tiendra jeudi, dit-on chez Allianz Global Investors. /Photo prise le 11 septembre 2020/REUTERS/Hannibal Hanschke

PARIS (Reuters) - La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, devrait affirmer fortement sa volonté de prendre des dispositions supplémentaires de soutien monétaire à la fin de l’année à l’issue de la réunion monétaire de l’institut d’émission qui se tiendra jeudi, dit-on chez Allianz Global Investors.

La BCE ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures dans l’immédiat mais réaffirmera sans doute sa volonté à agir face à la détérioration des perspectives économiques et la faiblesse de l’inflation dans un contexte d’aggravation de la crise sanitaire, écrit Franck Dixmier, directeur des investissements obligataires pour la branche de gestion d’actifs de l’assureur allemand, dans une note publiée lundi.

Un message fort de la part de l’institution de Francfort devrait contribuer à la réduction des écarts de rendement (“spreads”) sur les obligations souveraines des pays de la périphérie de la zone euro, selon lui.

“Le ton de la réunion (...) devrait être résolument pessimiste”, écrit Franck Dixmier. “La BCE devrait souligner la dégradation des perspectives macroéconomiques du fait des nouvelles restrictions liées à l’aggravation de la crise sanitaire, et ses inquiétudes face à un possible double-creux (“double dip”) pour la croissance.”

La réunion de décembre, au cours de laquelle la BCE actualisera ses prévisions, sera plus propice à des annonces, selon Allianz GI.

La banque centrale aura alors davantage de recul face aux risques politiques que constituent les discussions entre Londres et Bruxelles sur l’après-Brexit et l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, argumente-t-il.

Ceux qui, sur les marchés, anticipent une baisse de taux devraient être déçus, ajoute Franck Dixmier.

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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