for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

France: Bridgestone prêt à examiner une autre option que la fermeture de Béthune, selon Bercy

L'Etat et la région Hauts-de-France ont présenté lundi un scénario alternatif à la fermeture de l'usine Bridgestone à Béthune, dans le Pas-de-Calais, que le fabricant japonais de pneumatiques est prêt à examiner. /Photo prise le 21 septembre 2020/REUTERS/Pascal Rossignol

PARIS (Reuters) - L’Etat et la région Hauts-de-France ont présenté lundi un scénario alternatif à la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune, dans le Pas-de-Calais, que le fabricant japonais de pneumatiques est prêt à examiner.

“C’est un scénario autour de 100 millions d’euros d’investissements avec un maintien d’effectifs de l’ordre de 400 salariés” sur les 843 employés sur le site, a déclaré la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, lors d’un point de presse à Bercy.

Le ministère de l’Economie a par la suite précisé que le plan alternatif identifié par un cabinet indépendant impliquerait plutôt le départ de près de 40% des salariés, soit le maintien de 460 à 560 emplois.

Ce scénario “vise à maintenir une production de trois millions de pneus sur le site de Béthune avec des machines à plus forte valeur ajoutée”, a dit Agnès Pannier-Runacher. “C’est ce scénario que nous souhaitons étudier jusqu’au bout avec Bridgestone.”

Le groupe japonais a annoncé le mois dernier la fermeture du site, déclarant que le projet de cessation totale d’activité était “la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone et donc de sauvegarder la compétitivité de ses opérations en Europe”.

“J’avais un actionnaire qui n’était pas prêt à rouvrir le dossier, il est désormais prêt à rouvrir le dossier”, a poursuivi lundi Agnès Pannier-Runacher, qui n’a pas exclu que l’Etat investisse dans le nouveau projet.

“Maintenant, ce qui est important pour nous, c’est (...) qu’ils nous disent rapidement si c’est oui ou si c’est non”, a déclaré le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lors du même point de presse. “Si c’est non, on va rentrer dans un bras de fer pour obtenir le maximum à la fois pour des salariés et pour des emplois. Parce qu’on ne part pas comme ça, en France.”

Jean-Stéphane Brosse, édité par Marc Angrand

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up