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Sociétés

L'OMC devrait autoriser l'UE à imposer des taxes dans l'affaire Boeing-Airbus

BRUXELLES/PARIS, 13 octobre (Reuters) - L’Organisation mondiale du commerce (OMC) devrait autoriser ce mardi l’Union européenne à imposer de nouveaux droits de douane sur quatre milliards de dollars de produits américains en représailles aux subventions accordées à Boeing.

A trois semaines de l’élection présidentielle américaine du 3 novembre, la décision attendue pourrait raviver les tensions commerciales entre Washington et Bruxelles, mais elle pourrait aussi permettre de clore un litige vieux de 16 ans entre Boeing et Airbus.

Les deux camps disent vouloir régler ce conflit sur les subventions accordées par chacun à leurs constructeurs aéronautiques tout en s’accusant mutuellement de refuser un véritable dialogue.

La décision que devrait rendre les médiateurs de l’OMC a été retardée par la pandémie due au coronavirus. Elle fait suite au feu vert donné en octobre dernier par l’organisation aux Etats-Unis pour appliquer des taxes douanières sur 7,5 milliards de dollars d’importations en provenance de l’UE en raison de subventions accordées à Airbus.

Les deux affaires réunies représentent le plus important conflit jamais traité par l’OMC.

Depuis cette décision, l’Etat de Washington a décidé de mettre fin aux allégements fiscaux dont a bénéficié Boeing, tandis qu’Airbus a accepté un relèvement des taux d’intérêt sur des prêts pour l’A350 obtenus auprès de la France et de l’Espagne afin de solder le litige.

La Commission européenne a dit préférer une solution négociée, mais qu’elle se tenait prête à imposer des droits de douane en l’absence d’accord.

L’exécutif européen a déjà dressé une longue liste de produits américains qu’il pourrait cibler comme le vin, les spiritueux, les valises, les tracteurs, le poisson surgelé, ainsi que des produits agricoles allant des oignons séchés aux cerises.

Selon des sources européennes, l’Union européenne pourrait également exhumer une vieille décision, qui l’autorise à imposer des taxes sur quatre milliards de dollars d’importations américaines dans le cadre d’un litige que les deux parties avaient fini par régler, en 2006. Les Etats-Unis estiment cependant que la décision, jamais appliquée, n’est plus valable.

Airbus fait également valoir que le litige sur le financement de son A380, le plus gros avion civil au monde, n’est plus pertinent car la production de l’appareil a été arrêtée en raison de faibles ventes. (Philip Blenkinsop; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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