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Économie

BoE: Attention à ne pas être trop pessimiste sur l'économie, prévient Haldane

En photo, la Banque d'Angleterre. L'économiste en chef de la Banque d'Angleterre (BoE), Andy Haldane, a estimé mercredi qu'il y avait un risque que des vues trop pessimistes sur la crise du coronavirus ne freinent la reprise économique du pays. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

LONDRES (Reuters) - L’économiste en chef de la Banque d’Angleterre (BoE), Andy Haldane, a estimé mercredi qu’il y avait un risque que des vues trop pessimistes sur la crise du coronavirus ne freinent la reprise économique du pays.

“Les nouvelles encourageantes sur la situation actuelle ne doivent pas être noyées par les craintes pour l’avenir”, a-t-il dit dans un discours prononcé en ligne devant l’organisme de partenariat économique local du Cheshire et de Warrington.

Andy Haldane, qui figure parmi les plus optimistes au sein du conseil de la BoE, a ajouté qu’aucune des conditions justifiant la mise en oeuvre de taux d’intérêt négatifs n’était remplie.

Lors de sa dernière réunion de politique monétaire mi-septembre, la BoE s’est dit prête à étudier la possibilité de recourir à des taux d’intérêt négatifs en cas de besoin.

La semaine dernière, le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a averti que la remontée du nombre de cas d’infection par le coronavirus en Grande-Bretagne menaçait les perspectives de l’économie britannique et a ajouté que la banque centrale étudiait les moyens de soutenir davantage l’activité.

Andy Haldane a reconnu que le Royaume-Uni faisait face à un triple risque lié à la pandémie, au chômage et au Brexit mais il a estimé qu’il était important de ne pas négliger la reprise plus rapide que prévu de l’économie depuis la levée des mesures de confinement prises au printemps pour endiguer la propagation du coronavirus.

“Ma préoccupation actuelle est que les bonnes nouvelles sur l’économie sont étouffées par les craintes concernant l’avenir”, a-t-il dit mercredi.

“C’est la nature humaine en période de stress. Mais cela peut aussi donner lieu à un récit populaire trop pessimiste, qui encourage la peur, le fatalisme et l’excès de prudence. C’est malsain en soi mais, si on n’y remédie pas, cela risque aussi de devenir un phénomène d’auto-réalisation”.

William Schomberg, Blandine Hénault pour la version française, édité par Jean-Michel Bélot

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