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Économie

Engie:La CGT s'oppose à un "démantèlement" et alerte sur l'emploi

PARIS (Reuters) - La réorganisation en cours d’Engie risque d’aboutir à un “démantèlement” du groupe et de se traduire par des suppressions d’emplois, estime la CGT dans un communiqué publié après la tenue d’un comité d’entreprise européen.

La réorganisation en cours d'Engie risque d'aboutir à un "démantèlement" du groupe et de se traduire par des suppressions d'emplois, estime la CGT dans un communiqué publié après la tenue d'un comité d'entreprise européen. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Selon le syndicat, la direction d’Engie a présenté à l’occasion de cette réunion, le 9 septembre, un projet de séparation de l’entreprise en deux entités, avec d’un côté un “new Engie” regroupant les activités gazières, les énergies renouvelables et les activités liées à celles-ci, et de l’autre une entité nommée “New solutions” regroupant l’ensemble des autres activités de services.

Soulignant que “New solutions” serait composée de plus de 70.000 salariés - Engie en comptait 171.000 à fin 2019 -, la CGT ajoute que la direction du groupe envisage l’avenir de cette entité sous deux formes, à savoir une introduction en bourse ou une cession à un ou plusieurs repreneurs.

Evoquant le risque de “casse sociale” et de programmes d’économies dont “les salariés seront les variables d’ajustement”, le syndicat dénonce un “saccage industriel” et indique qu’elle “s’opposera à toute volonté de démantèlement visant à procurer uniquement des dividendes aux actionnaires”.

Dans un communiqué distinct, le comité d’entreprise européen souligne pour sa part que la situation actuelle de la gouvernance d’Engie, avec une équipe de transition dans l’attente de la nomination d’un nouveau directeur général, prévue au cours des prochaines semaines, “ajoute de la complexité au déroulement et la mise en œuvre de la feuille de route”.

Selon l’instance, la direction d’Engie a indiqué qu’une “équipe pilote” du projet serait rapidement désignée et que la revue stratégique devait être finalisée fin 2020.

Le comité d’entreprise européen exprime dans le même temps son désaccord avec “la rupture profonde dans la stratégie du groupe” et redoute “un éclatement des activités à moyen terme qui remettrait en cause l’intégrité actuelle et aurait de lourdes conséquences sur l’emploi”.

Engie n’a pas souhaité commenter ces déclarations.

Le groupe a annoncé fin juillet une revue stratégique de ses “solutions clients” - qui rassemblent une très large gamme de services - ne participant pas à “la réalisation des objectifs de transition énergétique” de ses clients, précisant qu’une introduction en Bourse des activités concernées était une option possible.

Ces activités, représentant environ deux tiers du chiffre d’affaires des solutions clients (de 21 milliards d’euros en 2019), incluent des services d’installations électriques, de systèmes de climatisation ou encore des prestations de services généraux au sein des entreprises (facility management).

Engie a également annoncé fin juillet qu’il envisageait de se séparer des 32% qu’il détient au capital de Suez, ce qui a déclenché une proposition de rachat portée par Veolia.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

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