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Économie

L'Europe finit dans le désordre malgré la hausse de Wall Street

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi, la hausse marquée des actions américaines ne suffisant pas à créer une dynamique convaincante dans un contexte toujours marqué, sur le Vieux Continent, par les risques sanitaires et économiques liés à l’épidémie de coronavirus.

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé lundi. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,35% mais à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,1% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,07%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,35% (17,74 points) à 5.051,88 points après avoir oscillé entre 5.034,91 et 5.087,52 mais à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,1% et à Francfort, le Dax a reculé de 0,07%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,03%, le FTSEurofirst 300 0,12% et le Stoxx 600 0,15%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était au contraire solidement installée en territoire positif puisque le Dow Jones prenait 1,35%, le Standard & Poor’s 500 1,74% et le Nasdaq Composite 2,18%.

Les marchés américains applaudissent une série d’annonces de fusions-acquisitions au cours des dernières heures avec le rachat du fabricant de processeurs Arm par Nvidia (+6,28%) (), celui de la société de biotechnologies Immunomedics (+100,59%) par Gilead Sciences (+2,83%) () ou la perspective de voir Oracle (+5,47%)reprendre les activités nord-américaines du réseau social TikTok ().

Ils apprécient aussi l’annonce de la reprise des essais cliniques du candidat vaccin contre le COVID-19 développé par AstraZeneca, interrompus pendant une semaine, le temps d’écarter tout lien avec la maladie de l’un des participants.

Les investisseurs européens, eux, se montrent plus prudents en raison des nouvelles mesures de confinement partiel ou total annoncées dans plusieurs pays comme Royaume-Uni, Israël et sans doute très prochainement la France.

VALEURS

La plus forte hausse sectorielle du jour en Europe est pour le compartiment des transports et du tourisme (+1,93%) alors que la plus forte baisse est pour celui du pétrole et du gaz (-1,05%), handicapé par la baisse du prix du baril.

Total accuse ainsi la baisse la plus marquée du CAC, un repli de 1,51%.

Les fabricants de semi-conducteurs ont profité du rachat d’Arm par Nvidia: STMicroelectronics a gagné 3,9%, Soitec 6,06% et l’allemand Infineon 3,26%.

La meilleure performance du Stoxx 600 est pour le spécialiste britannique de la sécurité G4S, dont le cours a bondi de 25,05% après le rejet par le conseil d’administration d’une offre d’achat non sollicitée du canadien GardaWorld.

A la baisse, Euronext a perdu 2,46% après les informations de Reuters selon lesquelles le suisse SIX a fait la meilleure offre pour reprendre la Bourse de Milan.

LES INDICATEURS DU JOUR

La production industrielle dans la zone euro a progressé de 4,1% en juillet, conformément aux attentes en juillet, soutenue par une augmentation de la production de biens d’équipement et de biens de consommation durables.

Du côté des prévisions, la Banque de France a déclaré tabler désormais sur une contraction de 8,7% du produit intérieur brut (PIB) français cette année, contre -10,3% prévu en juin.

CHANGES

Le retour de l’appétit pour le risque perceptible à Wall Street pénalise le dollar, qui cède 0,44% face à un panier de devises de référence.

L’euro en profite pour remonter autour de 1,1875.

La livre sterling, elle, regagne du terrain face au billet vert comme face à la monnaie unique alors que débute l’examen par les députés britanniques du projet de loi du gouvernement de Boris Johnson visant à affranchir Londres de certaines clauses de l’accord de Brexit négocié avec l’Union européenne.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, a fini la journée pratiquement inchangé à -0,48% après être revenu en séance à -0,502%, signe que les investisseurs continuent d’intégrer progressivement les déclarations accommodantes des dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) en fin de semaine dernière.

Les variations restent toutefois limitées à 48 heures des décisions de la Réserve fédérale américaine.

Le rendement à dix ans américain est ainsi stable à 0,6674%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est légère baisse après les nouvelles prévisions de demande de l’Opep et l’annonce d’une prochaine reprise des exportations de brut libyen

Le Brent abandonne 0,63% à 39,58 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,43% à 37,17 dollars.

Dans son rapport mensuel, l’Opep dit tabler désormais sur une chute de 9,46 millions de barils par jour (bpj) de la demande mondiale cette année soit 400.000 bpj de prévu que prévu le mois dernier, et elle s’attend à une reprise plus lente en 2021.

Marc Angrand, édité par Bertrand Boucey

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