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Économie

L'Europe boursière sans tendance, suspendue à Wall Street

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire vendredi dans la matinée, tiraillées entre l’inquiétude liée au nouveau repli des géants américains de la “tech” la veille et l’espoir d’un rebond de Wall Street alimenté par la hausse des futures américains.

Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire vendredi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,11%. À Francfort, le Dax perd 0,06% tandis qu'à Londres, le FTSE prend 0,3%. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

À Paris, l’indice CAC 40 gagne 0,11% à 5.029,28 points vers 08h35 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,06% tandis qu’à Londres, le FTSE prend 0,3%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro est inchangé, le FTSEurofirst 300 gagne 0,21% et le Stoxx 600 prend 0,12%.

Après leur rebond en Bourse mercredi, les groupes américains technologiques, poids lourds des marchés d’actions mondiaux, sont de nouveau repartis à la baisse jeudi, un mouvement qui alimente la nervosité des investisseurs sur fond d’interrogations sur les perspectives économiques.

Mais les futures sur l’indice américain technologique Nasdaq signalent une hausse de plus de 1% à l’ouverture, ce qui permet d’atténuer quelque peu les craintes des investisseurs en Europe.

VALEURS

En tête du Stoxx 600, Altice Europe s’envole de 25,53% à 4,169 euros, pour s’aligner avec l’offre d’achat déposée par son fondateur et principal actionnaire Patrick Drahi qui entend sortir le groupe de la Bourse.

A Paris, Accor (-2,3%) souffre de sa sortie annoncée du CAC 40 au profit d’Alstom (+1,36%) tandis qu’Ubisoft se distingue (+5,56%) grâce au relèvement de la recommandation de Jefferies à “achat”.

Signe de la prudence des investisseurs, les secteurs les plus exposés à l’économie, comme les banques et les transports et loisirs souffrent avec des replis respectifs de 1,05% et 0,48%.

Le compartiment du pétrole et gaz (-0,69%) reste quant à lui pénalisé par le repli continu des cours du brut.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a gagné 0,74%, encouragée par la hausse des futures de Wall Street et l’abaissement d’un cran de l’alerte sanitaire au coronavirus dans la capitale, Tokyo.

Les Bourses chinoises ont aussi terminé en hausse après l’annonce d’un accord entre la Chine et l’Inde sur un désengagement de leurs troupes à leur frontière commune.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai a gagné 0,79% mais accuse un repli de 2,8% sur l’ensemble de la semaine, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis la mi-juillet, en raison des inquiétudes liées aux tensions entre Pékin et Washington.

A WALL STREET

Les futures sur les indices américains évoluent pour l’instant en hausse de 0,6% à 1,4%, laissant entrevoir un rebond après le repli de la veille qui a clos une séance agitée, marquée par le recul des géants de la technologie et l’annonce de chiffres du chômage aux Etats-Unis qui confirment le manque de vigueur de la reprise.

L’indice Dow Jones a cédé 1,45% à 27.534,58 points et le S&P-500 a perdu 1,76%, à 3.339,19 points. Le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a reculé de son côté de 1,99% à 10.919,59 points.

TAUX

Le rendement du Bund allemand à dix ans perd plus de quatre points de base, à -0,469%, après les propos de l’économiste en chef de la BCE, Philip Lane, qui a déclaré que la banque centrale ne pouvait se permettre d’être “complaisante” au regard de la faiblesse de l’inflation en zone euro.

Les données définitives de l’inflation allemande ont confirmé vendredi une baisse des prix à la consommation en août.

De son côté, le rendement des Treasuries à dix ans est stable, à 0,6837%, mais pourrait réagir à la publication, à 12h30 GMT, des chiffres de l’inflation aux Etats-Unis.

CHANGES

Le dollar recule de 0,1% face à un panier de devises de référence mais s’apprête à signer sa deuxième semaine de hausse consécutive depuis mai alors que la nervosité observée sur les marchés d’actions nourrit l’appétit pour les actifs jugés plus sûrs.

L’euro évolue à 1,1843 dollar, après avoir bondi jusqu’à 1,1916 la veille à la suite de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) qui a dit prévoir une récession un peu moins forte en 2020.

La livre sterling reprend quelques couleurs face au dollar et à l’euro après avoir souffert tout au long de la semaine des vives tensions entre Londres et Bruxelles sur leur accord de libre-échange post-Brexit.

La devise britannique se dirige vers un repli hebdomadaire de plus de 3% face au dollar et à l’euro, sa plus mauvaise semaine depuis mars.

PÉTROLE

Le marché pétrolier poursuit son repli vendredi après l’annonce par l’Energy Information Administration (EIA) américaine d’une hausse inattendue de deux millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le baril de Brent abandonne 0,2% à moins de 40 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 0,3% à 37,26 dollars.

Les deux contrats de référence se dirigent vers une baisse de plus de 6% sur la semaine, leur deuxième repli hebdomadaire consécutif sur fond de craintes d’une deuxième vague épidémique susceptible de menacer la reprise économique.

Édité par

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