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Technologie

Pas de "crash" en vue pour les géants de la "tech", selon Mirabaud

Le plongeon récent des géants de la technologie américaine en Bourse ne signifie pas que la fin est proche pour Apple, Microsoft, Google et les autres, dit-on chez Mirabaud. /Photo prise le 15 juillet 2020/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Le plongeon récent des géants de la technologie américaine en Bourse ne signifie pas que la fin est proche pour Apple, Microsoft, Google et les autres, dit-on chez Mirabaud.

La séance de mardi a fait entrer le Nasdaq Composite en territoire de correction avec des chutes de 21% pour Tesla, de 6,8% et de 4,5% et Amazon.

“Il n’en fallait pas plus pour que certains analystes annoncent la fin des marchés haussiers après la disparition de plusieurs centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière”, écrit John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud, dans une note publiée jeudi.

S’il dit considérer comme “assez saine” la récente baisse de ces valeurs au vu de leurs récentes performances, il ne faut pas y voir, selon lui, le prologue à l’éclatement d’une “bulle”.

Si le prix relatif des ces valeurs est proche des sommets atteints au début de l’année 2000, leurs valorisations sont moins tendues et soutenues par des bénéfices solides, fait-il valoir.

“En plus d’une forte croissance des bénéfices, le secteur de la technologie dispose de bilans sains et d’une forte génération de cash-flow, ce qui contraste une fois de plus avec l’épisode de 2000”, écrit-il en faisant référence à l’éclatement de la bulle internet cette année-là.

Epargnées, voire favorisées par la crise sanitaire, ces valeurs disposent de relais de croissance multiples dans l’intelligence artificielle, la robotique, les véhicules électriques ou encore la 5G, argumente-t-il.

La corrélation négative du secteur technologique avec les rendements obligataires contribue en outre à la surperformance de ces valeurs, qui ne sont pas menacées par une catastrophe imminente même si la volatilité devrait rester présente, selon John Plassard.

“Si je suis d’accord pour affirmer que le secteur technologique a été très haut, trop vite, parler d’une rotation sectorielle violente vers les valeurs cycliques est prématuré”, écrit-il. “Il faudrait aujourd’hui plutôt parler d’un rééquilibrage que d’une rotation.”

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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