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Russie/Navalny: Merkel prudente au sujet du gazoduc Nord Stream 2

Angela Merkel a affiché mardi sa prudence sur une possible suspension du projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne dans le cadre d'éventuelles sanctions contre Moscou après l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, opposant au président russe Vladimir Poutine. /Photo prise le 26 février 2020/Maxim Shemetov/REUTERS

BERLIN (Reuters) - Angela Merkel a affiché mardi sa prudence sur une possible suspension du projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne dans le cadre d’éventuelles sanctions contre Moscou après l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, opposant au président russe Vladimir Poutine.

L’Allemagne a demandé à la Russie de fournir toute l’aide nécessaire pour déterminer ce qui est arrivé à Alexeï Navalny, qui, selon la chancelière, a été victime d’une tentative de meurtre au Novitchok, un agent neurotoxique, à bord d’un avion le ramenant de la Sibérie à Moscou. Berlin, où l’opposant russe est désormais hospitalisé, consulte ses partenaires au sein de l’Union européenne et de l’Otan pour définir une réaction commune au cas où la Russie ne collaborerait pas.

L’un des sujets apparus dans le cadre de cette réflexion concerne l’avenir du projet Nord Stream 2, censé doubler la capacité du gazoduc existant Nord Stream 1 pour acheminer le gaz russe vers l’Allemagne. Ce projet est achevé à plus de 90% et doit entrer en service l’an prochain.

Lors d’une rencontre avec les parlementaires de son bloc conservateur, Angela Merkel a renouvelé son appel à une réponse commune de l’UE à l’empoisonnement d’Alexeï Navalny tout en adoptant une ligne prudente sur le gazoduc, ont rapporté des participants.

La chancelière leur a déclaré qu’elle entendait certaines personnes évoquer l’avenir de Nord Stream 2 mais que les avis étaient partagés. Au niveau européen, beaucoup seraient réticents à établir un lien explicite entre le cas Navalny et un arrêt du projet Nord Stream 2, a-t-elle dit selon des participants.

Le président du groupe conservateur au Bundestag, Ralph Brinkhaus, a lui aussi adopté un ton prudent sur le sujet, ont dit des sources.

Tout en n’excluant pas de futures mesures contre Moscou, le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, a pour sa part déclaré lundi soir que maintenir des contacts était généralement plus efficace que d’imposer des sanctions susceptibles de provoquer un raidissement de la partie adverse.

“Je ne connais aucun cas dans lequel un pays comme la Russie, ou un pays similaire, a été amené par des sanctions à changer d’attitude”, a-t-il dit.

Michelle Adair, Caroline Copley, Andreas Rinke; version française Bertrand Boucey, édité par Jean-Michel Bélot

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