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Économie

Nouvel avis de tempête sur la technologie à Wall Street

PARIS (Reuters) - Le Nasdaq est signalé mardi en repli de plus de 2% à l’ouverture avec la poursuite attendue de la correction sur les géants de la technologie, dont les valorisations extrêmement tendues ne se justifient plus aux yeux des investisseurs dans un environnement de marché très incertain.

Les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance. À Paris, le CAC 40 cède 1,51%. À Francfort, le Dax perd 1,09% et à Londres, le FTSE abandonne 0,31% après s'être retourné à la baisse. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

Les contrats à terme sur les indices de référence de la Bourse de New York, qui était fermée lundi pour cause de “Labor Day”, annoncent une ouverture hésitante pour le Dow Jones, en baisse modérée pour le S&P-500 et encore en net recul sur le Nasdaq, à forte composante technologique.

Les principales Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance, les interrogations sur l’évolution des marchés américains incitant les investisseurs à la prudence au lendemain d’une hausse soutenue.

À Paris, le CAC 40 cède 1,51% à 4.977,58 points vers 10h52 GMT. À Francfort, le Dax perd 1,09% et à Londres, le FTSE abandonne 0,31% après s’être retourné à la baisse.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 1,08%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,33% et le Stoxx 600 de 1,23%.

A Wall Street, le Nasdaq a perdu plus de 6% sur les deux dernières séances après, il est vrai, un rebond de 75% depuis son creux de mars.

“Ce mouvement de baisse semble être pour l’instant une simple correction, du fait de la valorisation extrême du secteur technologique américain”, estime Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

“En effet, étant donné le manque de rentabilité des autres actifs et notamment les obligations, les investisseurs pourraient être tentés de ne pas se retirer des marchés plus risqués comme les actions. Cela n’écarte pour autant pas les risques d’une correction plus importante à court terme.”

Par ailleurs, l’actualité des dernières heures n’incite pas à la prise de risque, qu’il s’agisse du nouveau discours très offensif de Donald Trump sur les relations économiques entre les Etats-Unis et la Chine, du regain de tension sur le dossier du Brexit ou des derniers indicateurs économiques.

En Allemagne, les chiffres du commerce extérieur pour juillet suggèrent une reprise lente tandis qu’en France, l’Insee estime que l’économie se contractera de 9% sur l’ensemble de l’année.

Dans la zone euro, l’économie de la zone euro s’est contractée légèrement moins qu’estimé initialement au deuxième trimestre, de 11,8% d’un trimestre sur l’autre contre 12,1% en première estimation, montrent les chiffres révisés du produit intérieur brut publiés par Eurostat.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Tesla, symbole des valeurs de croissance fortement chahutées à Wall Street, a perdu jusqu’à près de 10% dans les transactions en avant-Bourse après l’annonce vendredi qu’il n’intégrerait pas l’indice Standard & Poor’s 500, contrairement à ce qu’anticipaient bon nombre d’investisseurs.

VALEURS EN EUROPE

Signe de l’inquiétude liée aux valorisations des technologiques, l’indice Stoxx européen du secteur cède 2,63%, l’une des plus fortes baisses sectorielles à mi-séance.

Le plongeon le plus spectaculaire du jour est pour le loueur de voitures Europcar, dont le cours fond de 39% après l’annonce de l’ouverture de discussions en vue d’une restructuration de sa dette.

Dans l’aérien, EasyJet perd 6,05% après avoir renoncé à donner des prévisions de résultats pour 2020 et 2021 et dit réduire ses capacités un peu plus que prévu initialement pour le dernier trimestre de l’exercice en cours.

Le secteur des transports et des loisirs, très malmené par la crise sanitaire, abandonne 2,59%.

EDF perd de son côté 8,08% au lendemain de l’annonce d’une diminution de 17,6% sur un an de sa production d’électricité nucléaire en août et après le lancement d’une émission obligataire de 2,4 milliards d’euros.

TAUX

Les rendements obligataires de référence de la zone euro reculent à 48 heures de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Celui du Bund allemand à dix ans évolue autour de -0,48% et son équivalent français autour de -0,18%, chacun abandonnant environ deux points de base.

Le dix ans américain cède près de quatre points de base à 0,687% après la hausse marquée enregistrée vendredi en réaction aux chiffres de l’emploi américain en août.

CHANGES

Sur le marché des devises, le fait marquant reste la baisse de la livre sterling, affectée par le regain de tension de ces derniers jours entre Londres et Bruxelles sur leurs relations post-Brexit alors que s’ouvre ce mardi une nouvelle session de négociations à Londres.

La devise britannique cède près de 1% face au dollar après déjà un recul de près de 0,9% la veille.

L’euro recule plus modestement (-0,27% à 1,1786 dollar), l’attente de la réunion de politique monétaire de la BCE limitant les initiatives.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est fortement pénalisé par les craintes d’une reprise plus lente qu’anticipé de la demande, qui ont déjà conduit l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, à réduire son prix de vente en Asie pour octobre.

Le Brent perd 1,7% à 41,30 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) lâche 3,8% à 38,25 dollars.

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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