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Économie

Wall Street entraîne l'Europe boursière dans le rouge

PARIS (Reuters) - Les Bourses ont fini en baisse jeudi en Europe, les indices boursiers y ayant effacé leurs gains après l’ouverture négative observée à Wall Street où le Nasdaq cède près de 4,5% sur des prises de profit sur les valeurs technologiques.

Les Bourses ont fini en baisse jeudi en Europe. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,44% après avoir pris 2% au plus fort de la séance. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,44% à 5.009,52 points après avoir pris 2% au plus fort de la séance.

Le Footsie britannique a cédé 1,52% et le Dax allemand a abandonné 1,4%.

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 1,01%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 1,56% et le Stoxx 600 de 1,4%.

Les places européennes ont passé la majeure partie de la séance en nette hausse, favorisés par les espoirs de reprise économique après la présentation du plan de relance par le gouvernement français () et par des indicateurs globalement bien accueillis.

L’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achat dans la zone euro a montré jeudi que la croissance dans le secteur privé avait marqué le pas en août mais son indice PMI est ressorti supérieur à l’estimation flash.

En Chine, le rétablissement de l’activité du secteur des services s’est poursuivi en août pour un quatrième mois consécutif.

WALL STREET

A Wall Street, les prises de bénéfices, tout particulièrement sur les valeurs technologiques, font plonger les indices.

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones reculait 2,04% et le Standard & Poor’s 500 de 2,79%. Le repli est nettement plus marqué pour le Nasdaq Composite: -3,94%.

Netflix, Microsoft, Amazon, Alphabet et Apple lâchaient entre 4,50% et 5,54%.

L’indice S&P du secteur technologique perdait 4,68% après avoir atteint un plus haut historique la veille. Sur l’année, il affiche toujours un gain supérieur à 30%.

“Je ne sais pas si c’est dramatique, mais certaines actions sont devenues un peu chères. Quelque chose comme cinq groupes seulement représentent un quart du Nasdaq en termes de capitalisation, ce qui tend à rendre les choses un peu plus volatiles”, a déclaré Randy Frederick chez Charles Schwab.

Les indicateurs américains du jour ont par ailleurs déçu: la croissance du secteur des services a ralenti en août et les inscriptions au chômage, bien qu’en net recul, restent élevées.

VALEURS EN EUROPE

Le compartiment technologique (-3,76%) a accusé la plus forte baisse en Europe également.

STMicro a chuté de 6,92%, ASML a perdu 4,58% et à Francfort, Infineon et Dialog Semiconductor ont cédé respectivement 4,82% et 7,6%.

L’indice Stoxx des transports et des loisirs, très sensibles à la conjoncture économique, est resté dans le vert (+0,49%) avec notamment, à Paris, une hausse de 1,31% pour Accor et de 4,34% pour ADP.

Le secteur automobile a gagné pour sa part 0,66%.

Plus forte hausse du CAC 40, Publicis a grimpé de 4,93%, porté par un relèvement de recommandation à “achat” d’Oddo BHF qui estime que “le titre est un véhicule attractif pour profiter d’un rattrapage publicitaire sur la fin d’année”.

CHANGES

Le dollar avance légèrement face à un panier de devises de référence, grâce principalement à la faiblesse de l’euro.

Plusieurs membres du conseil des gouverneurs de la BCE ont déclaré que la hausse de l’euro risquait de freiner la reprise économique du bloc monétaire, a rapporté jeudi le Financial Times.

Sean Callow, stratégiste chez Westpac, a déclaré que l’article du FT “alimentait un certain intérêt pour la réunion de la BCE de la semaine prochaine” tandis que Lee Hardman chez MUFG a estimé que la banque centrale “comptera davantage sur une intensification de sa communication” pour le moment plutôt que de prendre des actions concrètes.

L’euro recule à 1,1827 après avoir touché un pic à 1,2011 mardi.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand à dix ans a fini la journée en baisse à -0,49%. Son équivalent américain baisse de deux points à 0,6299%.

PÉTROLE

Les prix du pétrole continuent de reculer en raison des inquiétudes concernant la baisse de la demande d’essence aux États-Unis.

Le baril de Brent perd 2,32% à 43,4 dollars, au plus bas depuis le 21 août, et le baril de brut léger (WTI) recule de 2,07% à 40,65 dollars, à un creux d’un mois.

Laetitia Volga, édité par Nicolas Delame

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