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International

La présidence libanaise lance des consultations pour désigner un nouveau Premier ministre

En photo, Saad Hariri, ancien Premier ministre libanais, et jusqu'à présent le seul candidat sérieux proposé pour le poste. La présidence libanaise a annoncé qu'elle organiserait lundi des consultations avec les partis représentés au parlement pour désigner un nouveau Premier ministre, après la démission du gouvernement intervenue au début du mois après l'explosion à Beyrouth. /Photo prise le 18 août 2020/REUTERS/Eva Plevier

BEYROUTH (Reuters) - La présidence libanaise a annoncé qu’elle organiserait lundi des consultations avec les partis représentés au parlement pour désigner un nouveau Premier ministre, après la démission du gouvernement intervenue au début du mois après l’explosion à Beyrouth.

Les différents partis politiques, organisés sur une base confessionnelle, ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur un potentiel successeur. Le président Michel Aoun est tenu de désigner le candidat ayant le plus grand soutien parmi les parlementaires.

Selon le système confessionnel de partage du pouvoir libanais, le poste de Premier ministre devrait revenir à un musulman sunnite.

Saad al-Hariri est jusqu’à présent le seul candidat sérieux proposé pour le poste en remplacement d’Hassan Diab, qui reste à son poste jusqu’à la formation du nouveau gouvernement.

Saad al-Hariri a néanmoins annoncé en début de semaine qu’il n’était pas candidat, plusieurs grands partis ayant déclaré qu’ils n’étaient pas favorables à son retour.

Les consultations auront lieu un jour avant la visite du président français Emmanuel Macron à Beyrouth, alors que Paris presse les dirigeants libanais de prendre des mesures pour sauver le pays d’une crise financière déstabilisatrice.

Le Hezbollah soutenu par l’Iran et son allié chiite Amal souhaitent que Saad al-Hariri soit à nouveau Premier ministre.

Le Courant patriotique libre (CPL) du président Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah, s’oppose toutefois à sa candidature.

À l’autre bout du spectre, des groupes comme le parti chrétien des Forces libanaises et le leader de la communauté druze Walid Joumblatt ne soutiennent pas non plus le retour de Saad al-Hariri.

Tom Perry; version française Elena Smirnova, édité par Jean-Michel Bélot

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