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Économie

Repli en vue à Wall Street avant Powell et des indicateurs US

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance jeudi, les investisseurs privilégiant la prudence avant plusieurs rendez-vous économiques importants aux Etats-Unis, même si certaines valeurs parviennent à profiter de résultats meilleurs qu’attendu.

Les Bourses européennes reculent à mi-séance jeudi. À Paris, le CAC 40 perd 0,46% vers 10h45 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,2% et à Francfort, le Dax abandonne 0,34%. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en léger recul au lendemain de nouveaux records de clôture du Standard & Poor’s 500 et du Nasdaq Composite.

À Paris, le CAC 40 perd 0,46% à 5.025,41 points vers 10h45 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,2% et à Francfort, le Dax abandonne 0,34%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,51%, le FTSEurofirst 300 de 0,24% et le Stoxx 600 de 0,22%.

Les investisseurs attendent à 12h30 GMT les chiffres révisés du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre, dont la chute a été estimée le mois dernier à 32,9% en rythme annualisé, et le chiffre hebdomadaire des demandes initiales d’allocations chômage, qui devrait rester proche du million.

Mais le point d’orgue de la journée sera le discours de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, lors du symposium “virtuel” organisé par la Fed de Kansas City en remplacement de la traditionnelle réunion de Jackson Hole. Le patron de la banque centrale des Etats-Unis devrait en effet tracer les grandes lignes du nouveau cadre de la politique monétaire américaine, fruit de deux ans de réflexion et de débats.

Et il pourrait profiter de l’occasion pour donner aux marchés des indices sur l’évolution de la stratégie de la Fed dans les prochains mois sur fond de récession, d’inflation encore faible, de chômage élevé et d’incertitudes persistantes liées au coronavirus.

“Nous pensons que le message de la Fed est clair: elle veut maintenir des taux bas sur l’ensemble de la courbe des rendements, conformément à son souhait de maintenir des conditions financières ultra-accommodantes jusqu’à ce que les objectifs de sa politique monétaire soient atteints”, résume Mark Haefele, directeur des investissements d’UBS Global Wealth Management.

VALEURS EN EUROPE

Les plus fortes baisses sectorielles en Europe sont pour les valeurs sensibles à l’évolution des taux d’intérêt: l’indice Stoxx des banques perd 1,11%, celui des compagnies d’assurance 0,97%, celui de l’immobilier 1,14%.

HSBC cède 1,31% au lendemain de nouvelles critiques de l’administration Trump visant le traitement des clients de la banque liés au mouvement pro-démocratie à Hong Kong.

Rolls-Royce chute de 5,89% après l’annonce d’une perte record de 5,4 milliards de livres au premier semestre et de cessions d’actifs visant à renforcer son bilan.

A Paris, Bouygues gagne 3,34% en tête du CAC 40, le marché appréciant une perte d’exploitation moins lourde qu’attendu sur le trimestre avril-juin, la bonne santé des activités de télécommunications ayant amorti l’impact de la crise.

Autre hausse notable, celle du géant britannique de la publicité WPP, qui bondit de 3,97% après l’annonce de la reprise du dividende et un deuxième trimestre moins mauvais qu’anticipé. Dans son sillage, Publicis prend 1,78% à Paris.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro sont en net repli après deux séances de hausse et face au repli des actions avant le discours de Jerome Powell.

Celui du Bund allemand à dix ans recule de points de base à -0,449%, effaçant la majeure partie de sa hausse des deux séances précédentes. SON équivalent français recule quant à lui de points à -0,1555%.

Les bons du Trésor américain à dix ans affichent quant à eux un rendement de 0,6819%, pratiquement inchangé par rapport à son niveau de mercredi soir.

CHANGES

Le dollar est lui aussi orienté à la baisse en attendant les déclarations de Jerome Powell: l’indice qui mesure ses fluctuations face à un panier de devises de référence cède 0,03% et reste proche du plus bas de plus de deux ans touché la semaine dernière.

Ce repli ne profite cependant guère à l’euro, qui se maintient tout juste au-dessus de 1,1820 dollar.

PÉTROLE

Les cours du pétrole varient peu dans l’attente d’informations sur les dégâts causés par l’ouragan Laura aux installations du golfe du Mexique et des côtes du Texas et de Louisiane.

Le Brent abandonne 0,09% à 45,60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,37% à 43,23 dollars.*

Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot

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