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International

L'Italie dit considérer la Chine comme un partenaire stratégique

L'Italie et la Chine doivent resserrer leurs liens, a déclaré mardi le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, au risque de froisser Washington, qui dénonce régulièrement les ambitions internationales de Pékin. /Photo prise le 25 août 2020/REUTERS

ROME (Reuters) - L’Italie et la Chine doivent resserrer leurs liens, a déclaré mardi le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, au risque de froisser Washington, qui dénonce régulièrement les ambitions internationales de Pékin.

Luigi Di Maio s’exprimait après un entretien avec le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, qui entamait à Rome une tournée en Europe prévoyant des étapes aux Pays-Bas, en Norvège, en France et en Allemagne.

L’Italie est le premier grand pays occidental à avoir rejoint le projet chinois de “nouvelles routes de la soie” en signant l’an dernier avec Pékin une série d’accords qui n’ont pour l’instant pas débouché sur des retombées concrètes importantes.

Luigi Di Maio a assuré que son entretien avec Wang Yi avait été “très fructueux” et qu’il avait notamment porté sur les moyens de “relancer (notre) partenariat stratégique du point de vue économique et industriel”.

De son côté, Wang Yi a déclaré à la presse que la Chine et l’Union européenne devaient renforcer leurs relations et leur coopération dans la lutte contre le coronavirus.

Le président américain, Donald Trump, reproche à Pékin d’avoir favorisé la propagation du coronavirus dans le monde. Il entend par ailleurs restreindre le développement international du géant chinois des réseaux de télécommunications Huawei Technologies, qu’il accuse de servir de cheval de Troie aux services d’espionnage chinois.

L’Italie n’a à ce jour imposé aucune restriction aux activités de Huawei et Luigi Di Maio n’a pas cité le groupe mardi.

Pour sa part, Wang Yi, dans une référence apparente aux Etats-Unis, a assuré que son pays ne souhaitait pas une nouvelle guerre froide.

“Une guerre froide serait un pas en arrière”, a-t-il dit.

Angelo Amante, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot

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