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Économie

Séance calme en vue à Wall Street, l'Europe hésite après les PMI

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait ouvrir sans grand changement et les Bourses européennes hésitent sur la direction à prendre vendredi à mi-séance après des signes de ralentissement de l’activité du secteur privé dans la zone euro qui alimentent les doutes sur la reprise économique.

Les Bourses européennes hésitent sur la direction à prendre vendredi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 cède 0,11% vers 11h18 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,06% et à Londres, le FTSE lâche 0,14%. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en petite baisse au lendemain d’une séance positive, marquée par un record pour le Nasdaq en dépit de la hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage, venue confirmer la vision prudente de la Réserve fédérale sur l’économie américaine.

À Paris, le CAC 40 cède 0,11% à 4.906,01 points vers 11h18 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,06% et à Londres, le FTSE lâche 0,14%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 0,02%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,15% et le Stoxx 600 avance de 0,11%.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI) sont moins bons que prévu, le rebond économique de la zone euro ayant montré des signes de faiblesses en août, en particulier dans les services, avec un ralentissement de la demande.

“L’augmentation du nombre d’infections, les mises en garde aux voyageurs et les inquiétudes concernant les nouvelles mesures de prévention en sont probablement les principales raisons”, commente Martin Moryson, économiste Europe chez DWS.

“Les données confirment notre point de vue selon lequel la partie la plus dynamique de la reprise pourrait déjà être derrière nous et une phase de croissance plus faible commence maintenant. Les chiffres montrent une fois de plus que le fonds de sauvetage de l’UE est nécessaire.”

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street, Pfizer gagne 1,5% et son partenaire BioNTech grimpe de 8,6% après qu’ils ont fait état de données positives sur une étude préliminaire de leur vaccin expérimental contre le COVID-19.

VALEURS EN EUROPE

En Bourse, le secteur des transports et loisirs, malmené depuis le début de la crise sanitaire, gagne 2,17%.

A Paris, Accor reprend 3,76%.

Les titres des opérateurs de centres commerciaux, également en première ligne dans le crise, remontent: Unibail-Rodamco-Westfield gagne 3,13% et Klépierre prebd 3,74%.

En baisse, Adyen perd 5,00%, plusieurs haut dirigeants de la société néerlandaise de traitement des paiements ayant vendu chacun 15% de leur participation.

CHANGES

L’euro cède 0,58% face au dollar après les PMI, qui l’ont fait retomber sous le seuil de 1,18 dollar.

Le billet vert en profite pour reprendre 0,36% face à un panier de devises de référence.

La livre sterling cède du terrain face au dollar, affectée par l’absence d’avancée majeure sur les principaux points d’achoppement entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne sur leur future relation à l’issue de la période de transition post-Brexit.

La devise britannique perd 0,53% contre le dollar et se stabilise face à l’euro.

Avant ces annonces sur le Brexit, la livre évoluait pourtant à plus haut d’un mois et demi contre la monnaie unique et se rapprochait d’un pic de huit mois contre le dollar, soutenue par des indicateurs britanniques supérieurs aux attentes.

Si les indices PMI pour la zone euro ont déçu, les chiffres britanniques ont montré que le rebond de l’activité du secteur privé s’était accéléré en août. De plus, les ventes au détail ont augmenté de 3,6% en juillet, contre +2,0% attendu, dépassant leur niveau d’avant la pandémie.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans est inchangé à 0,638%. Son équivalent allemand, taux de référence de la zone euro, recule légèrement à -0,513%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole perdent plus de 1%, à 44,35 dollars pour le baril de Brent et à 42,32 dollars pour le brut léger américain (West Texas Intermediate WTI).

édité par Patrick Vignal

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