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International

Trump dit ne pas bien connaître le mouvement QAnon, sinon que celui-ci l'apprécie

Un supporter tient un panneau QAnon. Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il ne connaissait pas grand chose du mouvement complotiste QAnon, mais qu'il croyait savoir que le mouvement bénéficiait d'une popularité croissante et avait une opinion favorable de lui. /Photo d'archives/REUTERS/Leah Millis

WASHINGTON (Reuters) - Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu’il ne connaissait pas grand chose du mouvement complotiste QAnon, mais qu’il croyait savoir que le mouvement bénéficiait d’une popularité croissante et avait une opinion favorable de lui.

“Ce sont des gens qui n’aiment pas voir ce qui se passe dans des endroits comme Portland, Chicago et New York, et dans d’autres villes et Etats”, a-t-il dit, lors d’un point de presse à la Maison blanche, en référence aux manifestations contre les discriminations raciales et les violences policières survenues dans le pays après la mort de George Floyd en mai.

Le mouvement QAnon est apparu dans le sillage de la théorie dite du “pizzagate” durant la campagne électorale de 2016, une théorie selon laquelle de hauts responsables du Parti démocrate dirigeaient un réseau pédophile depuis la cave d’une pizzeria de Washington.

Ce mouvement s’appuie sur des publications anonymes mais attribuées à un prétendu haut responsable de l’administration Trump surnommé “Q”, selon lesquelles des responsables démocrates et des stars de Hollywood vouent un culte au diable, mangent des enfants ou auraient été remplacés pour certains par des comédiens après avoir été exécutés sur ordre de tribunaux militaires secrets.

Le FBI considère ce mouvement comme un risque potentiel de violence sur le sol américain, certains de ses partisans ayant commis des meurtres et des enlèvements.

Un porte-parole de la campagne de Joe Biden, le candidat démocrate pour l’élection présidentielle de novembre, a déclaré que l’actuel locataire républicain de la Maison blanche donnait “encore de la voix à la violence”.

“Après avoir décrit les neo-nazis et suprémacistes blancs de Charlottesville comme des ‘gens bien’ et tiré du gaz lacrymogène contre des manifestants pacifistes après le meurtre de George Floyd, Donald Trump vient de chercher à légitimer une théorie du complot que le FBI a identifiée comme une menace terroriste interne”, a dit Andrew Bates dans un communiqué.

Facebook a indiqué mercredi avoir supprimé près de 800 groupes liés à QAnon après la publication de messages glorifiant la violence.

Andrea Shalal et Eric Beech; version française Marc Angrand et Jean Terzian

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