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Économie

Coronavirus: Le transport aérien prône des tests pour éviter les quarantaines

Les compagnies aériennes et les exploitants d'aéroports demanderont mardi à un comité dépendant des Nations unies de recommander aux autorités nationales d'accepter un test du COVID-19 négatif datant de moins de 48 heures comme alternative aux mesures de quarantaine, montre un document que Reuters a pu consulter. /Photo prise le 11 août 2020/REUTERS/Yves Herman

MONTREAL/SYDNEY (Reuters) - Les compagnies aériennes et les exploitants d’aéroports demanderont mardi à un comité dépendant des Nations unies de recommander aux autorités nationales d’accepter un test du COVID-19 négatif datant de moins de 48 heures comme alternative aux mesures de quarantaine, montre un document que Reuters a pu consulter.

Le secteur du transport aérien souhaite que le comité créé par l’Onu émette cette recommandation à destination des passagers de pays affichant des taux d’infection élevés à l’issue d’une réunion prévue mardi sur les directives en matière de voyages internationaux.

“Un test préalable au départ pourrait réduire le risque d’importation (du virus, ndlr) de jusqu’à 90%, ce qui permettrait au transport aérien de relier un grand nombre de pays sans nécessiter une quarantaine”, explique la proposition du Conseil international des aéroports (ACI) et de l’Association internationale du transport aérien (IATA), qui regroupe la plupart des compagnies de la planète.

Les espoirs de reprise progressive du trafic aérien ont subi un revers la semaine dernière avec la décision du gouvernement britannique d’imposer de nouveau une obligation d’isolement de 14 jours aux voyageurs en provenance de France et des Pays-Bas.

La décision de Londres et la résurgence des infections dans plusieurs pays ont conduit lundi la compagnie à bas coûts irlandaise Ryanair à annoncer une diminution de 20% de ses capacités pour septembre-octobre, une mesure qui touchera entre autres la France, l’Espagne, l’Irlande et la Suède.

Les compagnies tablent sur une chute de 55% du trafic cette année selon l’IATA. L’Organisation internationale de l’aviation civile (ICAO) table quant à elle sur une perte totale de chiffre d’affaires susceptible d’atteindre 314 milliards de dollars (264 milliards d’euros).

Allison Lampert à Montreal et Jamie Freed à Sydney, version française Marc Angrand

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